Le président du Tadjikistan, Emomali Rahmon, a appelé les pays d’Asie centrale à investir dans la construction de grandes raffineries de pétrole afin de renforcer la sécurité énergétique de la région face aux évolutions des marchés mondiaux de l’énergie.
Il a présenté cette proposition lors du sommet consultatif des chefs d’État d’Asie centrale et de la République d’Azerbaïdjan, organisé au Kirghizistan. Selon lui, les conditions actuelles des marchés régionaux et internationaux rendent désormais indispensable le développement des infrastructures de raffinage.
Le président tadjik a également identifié le développement des corridors de transport et de logistique, la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’industrie, de la transformation numérique et de la sécurité alimentaire comme les principales priorités communes des pays de la région.
Emomali Rahmon a en outre insisté sur l’importance de renforcer les échanges culturels et humanitaires entre les États d’Asie centrale, estimant que ces initiatives contribueraient à accroître la confiance mutuelle et à consolider les relations de bon voisinage.
Évoquant la montée des tensions géopolitiques et les transformations du système international, il a appelé les pays de la région à intensifier leur coopération afin de faire face aux nouveaux défis sécuritaires.
Le chef de l’État tadjik a également considéré l’intérêt croissant de la communauté internationale pour l’Asie centrale comme une opportunité de développer les échanges économiques, d’attirer davantage d’investissements étrangers et de favoriser le transfert de technologies modernes.
Le Tadjikistan importe aujourd’hui l’essentiel de ses produits pétroliers et gaziers de Russie et du Kazakhstan. Les autorités tadjikes estiment que la création de nouvelles raffineries permettrait de réduire cette dépendance, de renforcer la sécurité énergétique nationale et d’améliorer la résilience énergétique de l’ensemble de l’Asie centrale.


















