Mohammad Ismaïl Ghaznavi, gouverneur taliban de la province du Badakhchan, a appelé les groupes armés opposés au mouvement à mettre fin aux combats, affirmant qu’ils ne devaient pas, selon ses termes, « perturber la sécurité du pays ». Il a également averti que les talibans savaient comment répondre militairement si les affrontements se poursuivaient.
S’adressant aux groupes opposés aux talibans, Ghaznavi a déclaré : « Lorsque l’OTAN et les États-Unis vous soutenaient, qu’avez-vous accompli ? » Il a également affirmé que leurs ambitions de reprendre le contrôle du pays « seraient enterrées ».
Le gouverneur taliban a appelé les opposants à ne pas « semer l’instabilité » parmi la population et a soutenu que l’Afghanistan bénéficiait aujourd’hui de « sécurité et de justice ». Selon lui, toute personne ayant une plainte peut s’adresser aux autorités talibanes et les institutions de l’administration restent ouvertes aux citoyens.
Mohammad Ismaïl Ghaznavi a en outre déclaré que les dirigeants talibans cherchaient à convaincre leurs adversaires, « par le dialogue et la raison », de rompre avec ce qu’il a qualifié d’« influences étrangères ».
Ces déclarations interviennent alors que de violents affrontements se poursuivent dans le district de Zebak, au Badakhchan, où des combats opposent depuis jeudi des forces talibanes à des combattants du Front de la liberté. Les affrontements auraient débuté dans la zone de Topkhana, près de la frontière avec le Pakistan.
Le Front de la liberté a affirmé samedi avoir abattu deux drones militaires talibans dans le district de Zebak et soutient que les forces talibanes n’ont réalisé aucune avancée sur ses positions ces derniers jours. Les autorités talibanes n’ont pas réagi à ces affirmations, qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Parallèlement, des images diffusées par Afghanistan International montreraient Fasihuddin Fitrat, chef d’état-major des forces talibanes, présent sur la ligne de front afin de superviser les opérations militaires. Des informations font également état de l’envoi récent de renforts et d’équipements supplémentaires vers le Badakhchan par voie terrestre et aérienne. Ces éléments n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle indépendante.

















