Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a qualifié de « grave erreur » l’accord conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine et a demandé au Premier ministre Benyamin Netanyahou de soumettre ce texte au cabinet pour examen et vote.
Dans un communiqué publié samedi, Ben Gvir a estimé que le maintien de forces israéliennes dans certaines parties de la zone tampon ne constituait pas une garantie suffisante de sécurité. Selon lui, le gouvernement libanais ne dispose ni de la capacité ni de la volonté de désarmer le Hezbollah.
« Seuls les soldats israéliens sont capables de détruire le Hezbollah. Personne d’autre ne le fera à notre place », a déclaré le ministre.
Ces déclarations contrastent avec la position de Benyamin Netanyahou, qui a présenté l’accord avec le Liban comme « une grande réussite » pour Israël et affirmé qu’il portait un coup important à la République islamique d’Iran.
Le Premier ministre israélien a également indiqué qu’en vertu de cet accord, les forces israéliennes resteraient présentes dans la zone tampon du sud du Liban jusqu’au désarmement du Hezbollah.
Le département d’État américain a annoncé vendredi la signature d’un accord-cadre entre Israël et le Liban. Celui-ci prévoit le retrait progressif de l’armée israélienne de certaines zones sous son contrôle et le déploiement de l’armée libanaise dans ces secteurs.
Le texte vise également à ouvrir la voie à de futures négociations de paix et prévoit plusieurs mesures immédiates destinées à réduire les tensions et à faciliter la mise en œuvre des engagements des deux parties.


















