Le ministère taliban de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice a annoncé la convocation de 550 agents venus des 34 provinces d’Afghanistan pour participer à un séminaire de formation et de sensibilisation organisé à Kaboul.
Dans un communiqué publié mardi, le ministère a indiqué que ce programme de trois jours portera notamment sur les principes de prédication, d’orientation religieuse, de sensibilisation et d’activités de réforme sociale.
Selon les autorités talibanes, les participants recevront également des explications détaillées sur la nouvelle loi relative aux prédicateurs, récemment approuvée par Hibatullah Akhundzada, chef suprême du mouvement.
Cette initiative intervient alors que les activités du ministère à Hérat ont suscité de nombreuses réactions ces derniers jours.
La semaine dernière, des actions menées par les agents du ministère dans le quartier de Jebrail à Hérat ont provoqué des manifestations. Des sources locales et plusieurs rapports ont affirmé que les forces talibanes avaient utilisé la force pour disperser les protestataires et procédé à plusieurs arrestations.
À la suite de ces événements, des rassemblements de soutien ont été signalés dans plus de quinze villes à travers le monde.
Le gouverneur taliban de Hérat, Noor Ahmad Islamjar, a déclaré que le respect des règles vestimentaires imposées par les autorités avait diminué ces derniers mois et que les mesures prises visaient à appliquer les directives du gouvernement taliban.
Alors que le ministère nie avoir arrêté des femmes en raison de leur tenue vestimentaire, plusieurs responsables locaux talibans à Hérat ont défendu les opérations menées contre ce qu’ils qualifient de « violations des règles religieuses ».
Au cours des dernières années, les talibans ont à plusieurs reprises arrêté des femmes à Kaboul et dans d’autres villes du pays pour non-respect des normes vestimentaires imposées par les autorités.
La convocation de centaines d’agents à Kaboul intervient dans un contexte où le ministère de la Promotion de la vertu continue de faire face à de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et des militantes pour les droits des femmes.


















