Les autorités ont organisé un examen national de médecine réunissant environ 7 000 diplômés masculins en Afghanistan, une étape obligatoire pour exercer officiellement comme médecin.
Pour la quatrième année consécutive, les femmes diplômées ont été exclues de cet examen, les empêchant d’accéder au marché du travail médical.
Plusieurs étudiantes affirment avoir été privées de leur avenir professionnel malgré des années d’études, sans possibilité de passer cet examen essentiel.
Cette situation intervient alors que le pays fait face à une grave pénurie de personnel de santé, en particulier de médecins femmes.
Selon des organisations internationales, des millions de femmes et de filles n’ont pas accès à des services de santé de base, en grande partie à cause du manque de personnel féminin.
L’Afghanistan reste l’un des pays les plus dangereux pour l’accouchement, avec un taux élevé de mortalité maternelle.
Des institutions internationales avertissent que les restrictions imposées à l’éducation et à l’emploi des femmes dans le secteur de la santé risquent d’entraîner un effondrement du système sanitaire.
L’exclusion systématique des femmes médecins affecte non seulement leur avenir professionnel, mais aussi la santé de millions de femmes et d’enfants dans le pays.


















