Abdul Bari Jahani, ancien ministre afghan de l’Information et de la Culture et figure reconnue de la littérature pachtoune, a provoqué une vive controverse après avoir accusé les mollahs d’être l’une des principales causes du déclin et des divisions dans les sociétés islamiques.
Lors d’un entretien accordé au « Soufi Podcast », Jahani a affirmé disposer de preuves historiques et religieuses pour défendre sa position.
« Les livres, l’histoire et la religion montrent qu’ils ont échoué et qu’ils sont responsables du déclin et des divisions », a-t-il déclaré.
L’ancien ministre a également évoqué la situation actuelle de l’Afghanistan, estimant que les religieux ont joué un rôle important dans les crises que traverse le pays.
Ces déclarations interviennent alors que les Taliban, mouvement religieux radical, dirigent l’Afghanistan depuis près de cinq ans.
Les propos de Jahani s’inscrivent dans un débat plus large autour du rôle des interprétations religieuses extrémistes dans les crises politiques et sociales de l’Afghanistan. Des opposants aux Taliban ainsi que plusieurs intellectuels religieux accusent le groupe d’avoir renforcé une vision rigoriste de l’islam dans les domaines éducatif, social et politique.
Les critiques des Taliban estiment que cette politique a profondément affecté les libertés publiques, l’éducation des femmes et les relations de l’Afghanistan avec le reste du monde.
De leur côté, les Taliban affirment que leurs politiques sont fondées sur la charia islamique et nécessaires à la préservation d’un « système islamique ».
Les déclarations d’Abdul Bari Jahani ont largement circulé sur les réseaux sociaux, ravivant les débats sur la place de la religion, du clergé et du pouvoir politique dans l’avenir de l’Afghanistan.


















