Les Taliban ont publié un nouveau règlement sur la séparation des couples après son approbation par leur chef, Hibatullah Akhundzada. Selon le ministère taliban de la Justice, le document comprend une introduction, douze chapitres et trente-et-un articles consacrés aux conditions du divorce et de la séparation conjugale.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère a indiqué que le texte précise les différentes situations permettant une séparation entre époux et accorde aux juges taliban le pouvoir de prononcer le divorce lorsque les conditions requises sont réunies.
Le règlement aborde également la question du mariage des enfants. Dans son deuxième chapitre, les Taliban reconnaissent le mariage des mineurs et détaillent les conditions dans lesquelles un mariage impliquant un enfant peut être annulé.
Cette disposition pourrait provoquer de nouvelles réactions en Afghanistan et à l’étranger, alors que les organisations de défense des droits humains accusent déjà les Taliban de restreindre les droits des femmes et des filles depuis leur retour au pouvoir en 2021.
Selon l’article quatre du texte, une femme peut demander le divorce si son mari disparaît et qu’aucune information n’est disponible sur son sort.
L’article cinq prévoit également qu’une femme peut demander une séparation si son mari vit loin de sa famille pendant une longue période sans subvenir à ses besoins financiers.
Dans une autre partie du règlement, les Taliban affirment que si l’un des époux quitte l’islam, la séparation devient automatique et ne nécessite pas de décision judiciaire.
Le document contient par ailleurs plusieurs dispositions religieuses pouvant servir de base à une séparation conjugale selon l’interprétation des Taliban de la charia.
Depuis leur retour au pouvoir en août 2021, les Taliban ont adopté une série de règlements sociaux, éducatifs et juridiques qui ont suscité de nombreuses critiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Les opposants au groupe estiment que ces politiques renforcent une interprétation rigoriste de la loi islamique et réduisent davantage les libertés et les droits des femmes en Afghanistan. Les Taliban soutiennent toutefois que leurs décisions sont fondées sur la charia islamique.


















