Hibatullah Akhundzada, chef des talibans, a demandé aux membres des conseils des oulémas des provinces de Parwan et Kapisa de transmettre aux citoyens les décrets et les lois du groupe, ainsi que d’écrire des livres et des textes sur les combattants talibans tués.
Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, a publié des extraits des déclarations d’Akhundzada sur le réseau social X.
Selon ces propos, le chef des talibans a exhorté les religieux à aider la population dans les questions religieuses, à préserver leur unité et à prendre au sérieux leur responsabilité dans l’application et la promotion de la charia.
Hibatullah a également demandé aux mollahs de coopérer avec la Direction de la préservation des آثار du jihad du ministère taliban de l’Information et de la Culture afin de protéger les « traces du jihad ».
Il a insisté pour que des plaques commémoratives soient installées sur les tombes et mausolées des combattants talibans morts et que des ouvrages soient rédigés à leur sujet afin de documenter les événements de la « période du jihad ».
Ces déclarations montrent que les talibans, parallèlement à la consolidation de leur structure politique et sécuritaire, cherchent également à façonner un récit historique et idéologique des guerres passées.
Des analystes estiment que l’accent mis par les talibans sur la documentation de la « période du jihad » et la préservation des éléments qui y sont liés fait partie d’une stratégie visant à donner une légitimité historique à leur pouvoir et à transmettre cette vision aux générations futures.
Des critiques avertissent toutefois qu’un tel processus pourrait renforcer une lecture unilatérale de la guerre et marginaliser d’autres perspectives de l’histoire contemporaine de l’Afghanistan.


















