Les États-Unis ont intensifié leur campagne de pression économique contre l’Iran en annonçant de nouvelles sanctions visant un homme d’affaires afghan ainsi qu’un réseau de sociétés et de navires accusés de participer aux exportations de gaz de pétrole liquéfié iranien.
L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du département du Trésor américain, a annoncé que Sarbaz Abdulzadeh, ressortissant afghan, et Muhammad Shukul Mehendost, un citoyen turc également connu sous le nom de « Haji Shukur », auraient dirigé un réseau de sociétés écrans opérant depuis les Émirats arabes unis.
Selon les autorités américaines, ce réseau aurait joué un rôle important dans l’exportation de millions de barils de gaz de pétrole liquéfié iranien vers plusieurs marchés d’Asie du Sud et d’Asie de l’Est.
Washington affirme que les transactions concernées représentent plusieurs dizaines de millions de dollars et auraient contribué à générer des revenus pour le secteur énergétique iranien malgré les sanctions internationales.
D’après le département du Trésor, les personnes visées auraient utilisé des entreprises enregistrées dans plusieurs pays afin de faciliter le transport, la commercialisation et la vente de produits énergétiques iraniens sur les marchés internationaux.
Dans le cadre de cette nouvelle série de mesures, plusieurs sociétés établies aux Émirats arabes unis et en Chine ont été ajoutées à la liste des sanctions américaines.
Des compagnies maritimes ainsi que plusieurs navires-citernes impliqués dans le transport de gaz iranien figurent également parmi les entités sanctionnées.
Le gouvernement américain estime que ces acteurs ont participé à des activités liées au secteur pétrolier et gazier iranien et ont contribué à contourner les restrictions économiques imposées à Téhéran.
Les sanctions américaines prévoient notamment le gel de tous les avoirs détenus sous juridiction américaine par les personnes ou entités concernées. Elles interdisent également aux citoyens et entreprises des États-Unis d’effectuer des transactions avec les individus ou organisations placés sur la liste noire.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire les revenus tirés des exportations énergétiques iraniennes. Ces dernières années, Washington a régulièrement ciblé des réseaux commerciaux, des intermédiaires financiers, des transporteurs maritimes et des sociétés accusés d’aider l’Iran à maintenir ses exportations malgré les sanctions.
L’OFAC considère que les réseaux internationaux de transport et de commerce constituent un élément central des mécanismes permettant à l’Iran de continuer à vendre ses ressources énergétiques sur les marchés mondiaux.
L’affaire met également en lumière le caractère transnational des circuits de commerce énergétique impliquant plusieurs juridictions, sociétés écrans et acteurs privés répartis dans différents pays.
Pour les États-Unis, ces nouvelles sanctions démontrent la poursuite d’une politique de surveillance et de pression destinée à identifier les voies utilisées pour contourner les restrictions économiques imposées à Téhéran.
Au-delà des personnes directement visées, cette mesure envoie également un signal aux entreprises internationales impliquées dans le commerce énergétique : Washington entend continuer à cibler les réseaux logistiques et financiers qu’il considère comme essentiels au maintien des exportations iraniennes sous sanctions.


















