Kevin Cornwell, travailleur humanitaire britannique et ancien médecin de l’armée du Royaume-Uni, a raconté au journal The Sun les détails de ses 272 jours de détention dans une prison talibane en Afghanistan.
Au moment de son arrestation, Cornwell travaillait à Kaboul avec l’Agence des Nations unies pour les réfugiés. Il affirme avoir été arrêté par les Taliban en janvier 2023 avant d’être soumis pendant plusieurs mois à des interrogatoires, à l’isolement, à des violences physiques et à de fortes pressions psychologiques.
Selon son témoignage, les forces talibanes auraient saisi 12 000 dollars en espèces ainsi que plusieurs équipements électroniques avant de lui bander les yeux et de le transférer vers un centre de détention.
L’humanitaire britannique affirme avoir été battu à plusieurs reprises durant les interrogatoires et accuse ses geôliers d’avoir tenté d’obtenir des aveux forcés afin de l’accuser d’espionnage et de collaboration avec le gouvernement britannique.
Cornwell déclare également avoir été témoin de mauvais traitements infligés à d’autres détenus. Il affirme que certains prisonniers auraient subi des actes de torture, notamment des décharges électriques et d’autres formes de violences.
Il indique que son état de santé s’est fortement détérioré pendant sa détention en raison de problèmes rénaux et d’un accès limité aux médicaments, ce qui aurait nécessité plusieurs transferts vers des établissements médicaux.
Selon ses déclarations, il a finalement été libéré en octobre 2023 aux côtés d’autres détenus. Il affirme que cette libération serait intervenue après le versement de 120 millions de livres sterling, une allégation qui n’a pas été confirmée de manière indépendante.
Les Taliban n’ont jusqu’à présent pas réagi officiellement à ces accusations.
Malgré son expérience, Kevin Cornwell a déclaré conserver une profonde affection pour le peuple afghan. Il affirme qu’il serait prêt à revenir en Afghanistan pour mener des activités humanitaires si les Taliban n’étaient plus au pouvoir.


















