Ali Abdollahi, chef d’état-major des forces armées iraniennes, a affirmé que Téhéran ne permettrait pas aux navires militaires américains d’entrer de nouveau dans le golfe Persique. Cette déclaration intervient alors que l’Iran et les États-Unis multiplient les prises de position fermes sur la présence militaire dans la région et l’avenir des négociations politiques.
Des médias iraniens ont publié samedi 24 octobre les propos d’Abdollahi, rapportés par l’agence de presse iranienne ISNA. « Le président américain doit rêver pour imaginer que ses militaires et son armée entreront de nouveau dans le golfe Persique », a-t-il déclaré, selon cette agence, ajoutant que les États-Unis ne réaliseraient jamais cette ambition.
Abdollahi a également affirmé que l’Iran s’opposerait, en toutes circonstances, à l’entrée de navires militaires américains dans le golfe Persique. Il a soutenu que la marine américaine n’était plus en mesure de s’approcher des mers entourant le golfe Persique ni des eaux territoriales iraniennes. Ces affirmations n’ont pas été établies de manière indépendante dans les informations disponibles.
La semaine précédente, Hossein Mohebi, porte-parole du Corps des gardiens de la révolution islamique, avait affirmé que les navires militaires américains s’étaient éloignés de quelque 600 à 700 kilomètres du détroit d’Ormuz. Cette déclaration n’a pas non plus été confirmée de manière indépendante.
Washington affirme contrôler le détroit d’Ormuz
De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que les capacités aériennes, navales et balistiques de l’Iran avaient été détruites et que le détroit d’Ormuz était sous le contrôle de l’armée américaine. Vendredi 23 octobre, il a averti que de nouvelles opérations militaires pourraient être lancées si Téhéran n’acceptait pas un accord politique.
Les déclarations des responsables iraniens et américains illustrent la persistance des tensions autour de la présence militaire et de la sécurité maritime dans le golfe Persique. Elles interviennent également dans un contexte où les perspectives de négociations restent incertaines.
Toutefois, les affirmations des deux parties concernant leurs capacités militaires, la position des navires et le contrôle des eaux de la région doivent être distinguées des faits vérifiés de manière indépendante. En l’absence de confirmations indépendantes, elles ne permettent pas, à elles seules, d’établir la situation militaire exacte dans le golfe Persique.











