À l’échelle mondiale, la pauvreté touche davantage les femmes que les hommes, tandis que leur représentation dans certaines instances de décision économique reste limitée. Selon ONU Femmes, les politiques de lutte contre la pauvreté doivent donc tenir compte non seulement des revenus, mais aussi de l’accès aux services essentiels et du pouvoir des femmes de participer aux décisions qui affectent leur vie.
Les données présentées dans ce dossier soulignent également les difficultés persistantes en Afghanistan. Selon le Programme des Nations unies pour le développement, environ 28 millions de personnes, soit près des trois quarts de la population afghane, n’étaient pas en mesure de satisfaire leurs besoins essentiels en 2025. La baisse de l’aide internationale, les chocs climatiques et les restrictions imposées aux femmes et aux filles contribuent à aggraver cette situation. citeturn990476search0
ONU Femmes avait par ailleurs indiqué, dans son évaluation de la situation des femmes en Afghanistan publiée en 2024, que seules 24 % des femmes afghanes participaient à la population active, contre 89 % des hommes. Ces écarts limitent les possibilités pour les femmes de gagner leur vie et de contribuer pleinement à l’économie des ménages.
La pauvreté ne se résume pas à un manque de revenus : elle se traduit aussi par des difficultés d’accès à l’alimentation, aux soins, à l’éducation et à un logement convenable. Lorsque les femmes sont privées d’emploi, d’éducation ou de participation aux décisions, les conséquences peuvent affecter l’ensemble de la famille et réduire les perspectives de développement à long terme.
Pour ONU Femmes, renforcer les systèmes de protection sociale et investir dans la santé et l’éducation constitue une voie essentielle pour réduire ces inégalités. En Afghanistan, ces efforts restent étroitement liés à la possibilité pour les femmes d’accéder à l’emploi, de poursuivre leurs études et de participer à la vie économique et sociale.


















