Le président américain Donald Trump affirme que des responsables iraniens lui auraient demandé de s’engager à ne plus cibler les dirigeants de la République islamique et qu’il aurait accepté cette demande. Il a tenu ces propos lors d’un rassemblement républicain à Bullhead City, en Arizona, le 14 octobre, selon la transcription de son discours. Les déclarations rapportées ne précisent toutefois ni l’identité des responsables concernés, ni les conditions de cet engagement.
Au cours de son intervention, Trump a affirmé que les principaux dirigeants iraniens avaient été tués et que des personnes choisies pour leur succéder avaient également été visées. Il a ajouté qu’il ne savait pas avec qui négocier après la mort de plusieurs responsables. Ces affirmations sur les pertes au sein des dirigeants iraniens et sur une demande adressée à Washington doivent être attribuées au président américain : les éléments disponibles ne permettent pas de les confirmer indépendamment.
Trump a également affirmé que les forces navales et aériennes iraniennes, les systèmes radar et les défenses antiaériennes avaient été détruits ou fortement affaiblis. Il a déclaré que les États-Unis exerçaient un contrôle total sur le détroit d’Ormuz et que les volumes de pétrole et d’essence qui en sortaient étaient supérieurs à ceux d’avant la guerre. Ces déclarations n’ont pas été vérifiées de manière indépendante dans les informations disponibles.
Concernant les prix de l’énergie, le président américain a prédit que le prix de l’essence aux États-Unis pourrait, une fois la situation actuelle terminée, descendre sous son niveau d’avant-guerre. Cette prévision dépendra notamment de l’évolution du conflit, de la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz et des conditions du marché pétrolier.
Trump a de nouveau soutenu que l’Iran n’était qu’à deux semaines de disposer d’une arme nucléaire avant les frappes du 28 février. Il a expliqué que l’opération contre les installations nucléaires avait d’abord été reportée après la divulgation de l’horaire de départ des bombardiers, avant d’être menée deux jours plus tard à l’heure initialement prévue. Les éléments fournis ne permettent pas de confirmer indépendamment son estimation du délai nécessaire à l’Iran pour obtenir une arme nucléaire.
Le président américain a également réclamé des sanctions très sévères contre les personnes qui divulguent des informations militaires. Il a déclaré que les auteurs de fuites devraient être emprisonnés et fusillés. Ces propos ont été tenus dans le contexte de la divulgation présumée d’informations sur l’horaire d’une opération militaire américaine.
Enfin, Trump a réaffirmé que, selon lui, l’Iran ne parviendrait pas à se doter d’une arme nucléaire. Ses déclarations interviennent alors que la guerre, les tensions autour du détroit d’Ormuz et les perspectives de négociations restent au centre des préoccupations internationales.
Plusieurs questions demeurent sans réponse : la demande attribuée aux responsables iraniens a-t-elle réellement été formulée, quelle serait la portée de l’engagement évoqué par Trump et quelles garanties pourraient encadrer une éventuelle reprise des discussions ? En l’absence de précisions et de confirmations indépendantes, ces propos doivent être considérés comme les affirmations du président américain, et non comme la preuve d’un accord formel.


















