À plus de deux ans de l’élection présidentielle américaine de 2028, la compétition officielle n’a pas encore commencé, mais les premiers mouvements susceptibles de préparer la prochaine course à la Maison-Blanche sont déjà visibles à Washington.
À l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2026, plusieurs figures des partis démocrate et républicain multiplient les déplacements, les prises de position et les apparitions publiques susceptibles de renforcer leur visibilité en vue de la prochaine présidentielle.
Chez les démocrates, Kamala Harris occupe une place centrale dans ces premières manœuvres. L’ancienne vice-présidente a récemment intensifié ses déplacements pour soutenir des candidats démocrates aux élections de mi-mandat, notamment dans le Michigan. Elle doit également participer à des événements politiques au Nevada et en Géorgie.
Harris n’a toutefois pas annoncé sa candidature pour 2028. Elle a déclaré que les élections de mi-mandat constituaient actuellement sa priorité. CNN rapporte qu’elle n’a pas encore pris de décision définitive sur une nouvelle candidature présidentielle. oai_citation:1‡Transcriptions CNN
Cette incertitude influence déjà les calculs d’autres démocrates. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a déclaré qu’il ne se présenterait pas si Harris décidait de briguer l’investiture démocrate. Cette déclaration ne constitue pas une annonce de candidature, mais elle montre à quel point la décision de Harris est déjà prise en compte par d’autres responsables du parti. oai_citation:2‡Transcriptions CNN
Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate de New York, est également davantage citée parmi les personnalités susceptibles d’envisager une candidature. Elle n’a pas annoncé sa participation à la course, mais son activité politique et les sondages consacrés aux candidats potentiels alimentent les discussions autour de 2028.
Un sondage présenté par CNN le 22 septembre illustre surtout l’ouverture actuelle du champ démocrate : Kamala Harris obtient 17 %, Pete Buttigieg 16 %, tandis qu’Alexandria Ocasio-Cortez et Gavin Newsom recueillent chacun 14 % parmi les personnes interrogées sur leur préférence pour le candidat démocrate de 2028. CNN souligne qu’aucun de ces candidats ne dispose actuellement d’une avance nette. oai_citation:3‡Transcriptions CNN
Ces chiffres doivent cependant être interprétés avec prudence. Le scrutin présidentiel est encore éloigné, de nombreux candidats potentiels n’ont pas déclaré leur candidature et les primaires démocrates n’ont pas commencé. Un sondage réalisé aussi tôt mesure davantage l’état actuel de la notoriété et des préférences politiques qu’une future issue électorale.
Chez les républicains, des noms comme JD Vance et Marco Rubio sont régulièrement évoqués dans les discussions sur l’après-Trump. Mais la place de Donald Trump reste un élément important des calculs internes du parti.
Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, Trump a déclaré qu’il resterait encore « deux ans et demi » à la Maison-Blanche et qu’il ne serait pas candidat. Cette déclaration intervient alors que la Constitution américaine limite à deux le nombre de fois où une personne peut être élue à la présidence. oai_citation:4‡Roll Call
L’élection de 2028 se prépare donc aussi autour de la question de la succession politique de Trump au sein du Parti républicain. Toutefois, les équilibres internes peuvent encore évoluer considérablement avant le début des primaires.
La prochaine échéance déterminante sera d’abord celle des élections de mi-mandat de novembre 2026. Leur résultat, la dynamique politique des deux partis et le niveau de soutien accordé à l’administration Trump constitueront autant d’éléments susceptibles d’influencer les stratégies des candidats potentiels.
Ce qui se joue actuellement n’est donc pas encore une véritable campagne présidentielle. Il s’agit plutôt d’une phase préliminaire faite de déplacements politiques, de soutien à des candidats, de prises de position, de constitution de réseaux et de mesure du soutien potentiel.
La liste des personnalités évoquées aujourd’hui ne sera probablement pas identique à celle des candidats qui participeront effectivement aux primaires. D’ici 2028, certains responsables peuvent renoncer, d’autres entrer dans la course et de nouvelles figures peuvent émerger.
La véritable compétition pour la Maison-Blanche reste donc à venir. Pour l’instant, les partis américains entrent seulement dans la phase où les futurs prétendants commencent à tester leur place dans le paysage politique.


















