L’Iran a autorisé plusieurs pétroliers irakiens à traverser le détroit d’Ormuz après une demande du gouvernement irakien, rapporte l’agence officielle iranienne IRNA.
Selon ce rapport publié samedi 22 août, l’une des principales demandes formulées par Bagdad lors de la visite de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, en Irak, concernait l’octroi d’une autorisation spéciale aux pétroliers irakiens souhaitant emprunter le détroit d’Ormuz.
Le président du Parlement irakien aurait demandé cette autorisation lors d’un entretien avec Ghalibaf, soulignant que l’économie irakienne dépend fortement des exportations de pétrole transitant par cette voie maritime stratégique.
Selon les données de Kpler citées dans le rapport, l’Inde, la Chine et la Corée du Sud figurent parmi les principaux clients du pétrole irakien. L’accès à ces marchés dépend en grande partie de la possibilité d’acheminer le pétrole par le détroit d’Ormuz.
Près de 90 % des recettes annuelles du budget irakien proviennent également des exportations de pétrole brut.
Le ministre irakien du Pétrole avait auparavant indiqué que les exportations pétrolières du pays avaient chuté de plus de 75 % après la fermeture du détroit d’Ormuz.
L’Iran avait déjà autorisé certains pétroliers irakiens à emprunter cette voie maritime. Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, avait notamment déclaré moins d’un mois après le début de l’offensive militaire américaine contre l’Iran, en avril, que l’Irak faisait partie des pays ayant obtenu une autorisation de passage.
Araghchi avait alors affirmé que les forces armées iraniennes avaient permis à certains pays, notamment à des États considérés comme amis, de traverser le détroit en toute sécurité. Il avait cité la Chine, la Russie, le Pakistan et l’Irak.
L’octroi de nouvelles autorisations aux pétroliers irakiens intervient alors que les restrictions de navigation dans le détroit d’Ormuz continuent de perturber les exportations pétrolières de l’Irak et son accès aux principaux marchés asiatiques.
Le détroit d’Ormuz constitue l’une des principales voies maritimes mondiales pour le transport de pétrole et de gaz. Toute restriction prolongée sur la circulation des navires peut donc avoir des conséquences importantes sur les exportations irakiennes et sur les marchés énergétiques internationaux.


















