Le ministère des Transports du Tadjikistan a annoncé que la phase pilote d’un nouveau corridor de transit reliant Douchanbé, Kaboul et Téhéran débutera dans un délai d’un mois. Ce nouvel itinéraire permettra d’acheminer les marchandises commerciales entre le Tadjikistan et l’Iran en passant par le territoire afghan.
Le projet entre dans sa phase de mise en œuvre après la signature d’un protocole trilatéral à Machhad entre des responsables des transports du Tadjikistan, de l’Iran et du ministère taliban des Transports et de l’Aviation civile.
L’accord a été signé par Shayesta Seyedmoradzadeh, vice-ministre tadjik des Transports, Reza Akbari, président de l’Organisation iranienne du transport routier et des routes, et Yar Mohammad Ramazan, représentant du ministère taliban des Transports et de l’Aviation civile.
Selon les autorités tadjikes, cette initiative s’inscrit dans la continuité des accords conclus auparavant entre le ministre tadjik des Transports et les hauts responsables des secteurs des transports en Iran et au sein des autorités talibanes.
Afin d’assurer le suivi du projet, un groupe de travail trilatéral permanent a été créé. Il sera chargé de coordonner les différentes étapes de mise en œuvre, de résoudre les difficultés opérationnelles et de proposer des mesures destinées à développer ce nouvel itinéraire commercial.
Conformément au calendrier établi, les représentants des trois parties se réuniront à Kaboul au cours du mois de novembre afin d’évaluer l’avancement du projet et d’examiner les perspectives d’élargissement de la coopération en matière de transit.
Les trois partenaires prévoient également d’améliorer les infrastructures aux postes-frontières, de réduire les délais d’attente des camions, de simplifier les formalités administratives liées au transport international et de développer les services d’assurance destinés au transport routier.
Les responsables impliqués dans le projet estiment que ce corridor pourrait, dans une phase ultérieure, être étendu à d’autres pays d’Asie centrale ainsi qu’à la Chine, renforçant ainsi les connexions commerciales régionales.

















