La Chine et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) ont exprimé leur vive préoccupation face à la poursuite des affrontements au Moyen-Orient, estimant qu’une aggravation de la crise ferait peser de graves risques sur la paix, la stabilité et l’économie mondiale.
Dans une déclaration commune publiée vendredi à l’issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Chine et des dix pays membres de l’ASEAN à Manille, les deux parties soulignent que l’évolution rapide de la situation au Moyen-Orient et ses répercussions au-delà de la région affectent la sécurité des civils, les échanges commerciaux, les investissements, la sécurité énergétique ainsi que la sécurité alimentaire.
Pékin et l’ASEAN ont réaffirmé leur attachement au dialogue, à la diplomatie, au multilatéralisme et au règlement pacifique des différends conformément à la Charte des Nations unies et au droit international. Ils ont appelé l’ensemble des parties impliquées à éviter toute nouvelle escalade des tensions et à privilégier les voies diplomatiques.
Cette prise de position intervient alors que, malgré la signature le mois dernier du « mémorandum d’Islamabad » entre les États-Unis et l’Iran, destiné à préserver le cessez-le-feu instauré le 8 avril et à ouvrir des négociations en vue d’un règlement durable du conflit, des affrontements et des attaques réciproques continuent d’être signalés.
Dans leur déclaration, la Chine et l’ASEAN avertissent que la poursuite de l’instabilité au Moyen-Orient pourrait avoir des répercussions bien au-delà de la région. Elles estiment que les chaînes d’approvisionnement mondiales, les marchés de l’énergie, les flux commerciaux et la sécurité alimentaire pourraient être durablement affectés si les tensions persistent.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte où de nombreux acteurs régionaux et internationaux appellent également à une désescalade, à la reprise des négociations politiques et à une solution diplomatique afin d’éviter un élargissement du conflit et de limiter ses conséquences économiques et humanitaires.


















