Des sources locales dans la province afghane de Ghor ont indiqué à Nimruz TV que les services de renseignement des autorités talibanes avaient arrêté au moins 13 personnes au cours des deux derniers jours à Firozkoh, chef-lieu de la province, et dans les localités voisines. Selon ces sources, les personnes concernées sont soupçonnées d’entretenir des liens avec le Mouvement Vert, un courant politique dirigé par Amrullah Saleh.
D’après ces mêmes sources, plusieurs personnes ont été arrêtées à leur domicile dans le village d’Atous Sofla, tandis que d’autres auraient été interpellées sur leur lieu de travail à Firozkoh. Les forces de renseignement talibanes se seraient rendues sur place à bord de véhicules militaires avant de transférer les personnes arrêtées vers un lieu inconnu.
Le Mouvement Vert a également publié un communiqué affirmant que les services de renseignement talibans avaient arrêté « des dizaines de jeunes » dans la province de Ghor, en particulier à Firozkoh, en raison de soupçons de collaboration avec ce mouvement. L’organisation a exprimé son inquiétude face au risque de mauvais traitements et de torture, sans toutefois confirmer que les personnes arrêtées étaient effectivement membres de ses rangs.
Selon les informations recueillies par les sources locales, cette vague d’arrestations serait intervenue après une attaque à la roquette attribuée au Mouvement Vert contre un poste taliban dans le district de Dawlat Yar. Les auteurs présumés de cette attaque auraient pris la fuite, après quoi les autorités talibanes auraient procédé à l’arrestation de plusieurs anciens membres ou sympathisants du mouvement.
Les sources indiquent également qu’une vingtaine de notables et de responsables locaux se sont rendus mercredi auprès du gouverneur taliban de la province afin de demander la libération des personnes arrêtées. Selon ces mêmes sources, les autorités locales ont déclaré ne pas disposer d’informations sur leur situation.
Un responsable local affirme par ailleurs qu’au moins trois des personnes arrêtées avaient travaillé sous l’ancien gouvernement, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, des affaires sociales et au sein de la Banque nationale d’Afghanistan.
À ce stade, les autorités talibanes n’ont publié aucune réaction officielle concernant ces arrestations. Les familles des personnes concernées déclarent, pour leur part, ne disposer d’aucune information sur le lieu de détention ni sur leur état de santé. Les informations rapportées dans cette affaire n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.


















