Les gardes-frontières polonais ont annoncé l’arrestation de quatre migrants afghans accusés d’être entrés illégalement sur le territoire polonais.
Selon cette institution, un citoyen polonais a également été arrêté pour suspicion de trafic d’êtres humains.
Les autorités frontalières polonaises affirment que ces migrants afghans tentaient de rejoindre d’autres pays européens, notamment l’Allemagne, en passant par la Pologne.
D’après les responsables, les migrants se sont d’abord rendus dans les zones frontalières avant de traverser la frontière à pied.
Après leur entrée en Pologne, ils auraient été pris en charge par un conducteur polonais et transportés vers d’autres destinations en Europe.
Les autorités polonaises avaient déjà annoncé auparavant l’arrestation d’au moins 84 migrants, dont des citoyens afghans, dans les zones frontalières du pays.
Les migrants afghans utilisent principalement la route passant par la Pologne pour rejoindre l’Allemagne, un itinéraire devenu ces dernières années un sujet de tensions politiques entre l’Europe, la Russie et la Biélorussie.
Selon l’Associated Press, la Pologne accuse la Russie et la Biélorussie d’utiliser les migrants pour déstabiliser les pays occidentaux.
En réponse à cette situation, le gouvernement polonais a suspendu temporairement le droit de demander l’asile à la frontière avec la Biélorussie.
Bien que cette mesure ait été initialement annoncée pour une durée de 60 jours, Varsovie l’a prolongée à plusieurs reprises, bloquant de fait l’enregistrement des demandes d’asile pour de nombreux migrants.
Un migrant afghan a déclaré à l’Associated Press que les autorités polonaises avaient décidé de son expulsion sans examen approfondi de son dossier, uniquement parce qu’il était entré dans le pays via la Biélorussie.
Des organisations de défense des droits humains et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ont critiqué cette politique.
Ils estiment que la suspension du droit d’asile est contraire au droit international et à la Convention de Genève, selon laquelle chaque demandeur d’asile doit voir son dossier examiné individuellement.
Le gouvernement polonais affirme toutefois que les menaces sécuritaires à la frontière biélorusse justifient les mesures strictes adoptées récemment.
Des experts estiment que la poursuite de cette situation pourrait piéger les migrants afghans sur l’une des routes migratoires les plus dangereuses et incertaines d’Europe.


















