Zalmay Khalilzad, ancien représentant spécial des États-Unis pour l’Afghanistan, a affirmé dans un message publié sur le réseau X que l’armée pakistanaise avait autorisé des avions militaires iraniens à se cacher sur le territoire pakistanais.
Il a déclaré que cette situation se produit alors que le Pakistan joue simultanément un rôle de facilitateur dans les négociations entre Washington et Téhéran.
Khalilzad a qualifié cette attitude de signe d’une « politique à double face » menée par Islamabad.
Il a ajouté que, depuis quatre décennies, le Pakistan coopère avec les États-Unis tout en agissant, dans certains cas, contre les intérêts de Washington.
L’ancien responsable américain n’a toutefois fourni aucun détail supplémentaire ni aucune preuve pour étayer ses accusations.
Malgré cela, ses déclarations ont suscité une large attention dans un contexte marqué par l’intensification des tensions régionales et la sensibilité des relations entre l’Iran, le Pakistan et les États-Unis.
Des analystes politiques estiment que le Pakistan a toujours cherché à maintenir un équilibre entre les puissances régionales et internationales rivales, en utilisant ses relations avec des acteurs opposés pour préserver ses intérêts stratégiques.
Selon plusieurs experts, si de telles accusations s’avéraient exactes, cela montrerait qu’Islamabad tente une nouvelle fois de jouer simultanément sur plusieurs fronts : préserver ses liens avec Washington et son rôle diplomatique, tout en évitant une confrontation directe avec l’Iran.
Des spécialistes avertissent que la persistance de telles ambiguïtés pourrait affecter le niveau de confiance entre les États-Unis et le Pakistan et accroître encore les complexités géopolitiques de la région.


















