Le Comité d’État pour la sécurité nationale du Tadjikistan a annoncé que plusieurs migrants afghans avaient été expulsés du pays pour avoir commis des « crimes graves ».
Cette institution sécuritaire a publié dimanche une réponse à une demande de Mohammad Hakim Torson, ancien candidat à l’élection présidentielle afghane, concernant les raisons de l’expulsion de migrants afghans.
Selon le communiqué publié, les autorités tadjikes ont affirmé que des dizaines de milliers de citoyens afghans vivent et travaillent actuellement de manière légale dans le pays et bénéficient de conditions favorables pour le séjour, l’emploi et l’éducation.
Cependant, le Comité de sécurité nationale du Tadjikistan affirme que certains migrants afghans ont gravement violé les lois du pays.
L’institution précise que les personnes expulsées ont été arrêtées pour des accusations liées au trafic de drogue, à l’appartenance à des groupes terroristes, aux agressions sexuelles contre des enfants, à la création de centres de jeux illégaux et à la falsification de documents.
Le communiqué mentionne notamment 670 affaires de trafic de drogue, 32 cas d’appartenance à des groupes terroristes, 15 infractions sexuelles contre des enfants, 594 cas d’utilisation de faux documents pour obtenir l’asile et 45 affaires liées à des centres de jeux clandestins.
Le Comité de sécurité nationale du Tadjikistan a déclaré que ces activités « menacent directement la sécurité du pays ».
Ces déclarations interviennent alors que des sources avaient précédemment indiqué à Afghanistan International que le Tadjikistan avait expulsé environ 250 familles afghanes.
Selon certains demandeurs d’asile, ils n’ont pas eu suffisamment de temps pour récupérer leurs effets personnels et une partie de leurs biens serait restée au Tadjikistan.
Des experts estiment que l’augmentation des pressions sur les migrants afghans dans les pays voisins renforce les inquiétudes concernant leur situation humanitaire et juridique, notamment parce que beaucoup d’entre eux ont quitté l’Afghanistan en raison de menaces sécuritaires et politiques.


















