Les responsables de la municipalité de Mazar-e-Charif ont annoncé que depuis le lancement des activités de la commission chargée de prévenir l’appropriation illégale des terres et de récupérer les terrains usurpés, 44 quartiers résidentiels dans la province de Balkh ont été officiellement enregistrés et cinq autres viennent récemment d’être libérés.
Abdulrahman Hemat, maire de Mazar-e-Charif, a déclaré que des autorisations officielles de construction, de rénovation des habitations, de réhabilitation des routes et d’autres projets urbains seront bientôt délivrées pour ces cinq quartiers.
Il a ajouté que cette initiative vise à résoudre une partie des problèmes juridiques et à faciliter le développement urbain dans ces zones.
Parallèlement, les responsables de certains quartiers ont demandé aux autorités compétentes de coopérer afin de résoudre les problèmes liés aux titres de propriété et à la régularisation juridique des terrains.
Les autorités municipales ont également promis d’organiser des réunions avec les propriétaires et les administrations concernées afin d’examiner les difficultés rencontrées par les habitants, notamment concernant les documents fonciers et les permis officiels.
Plusieurs habitants de ces quartiers ont salué cette décision, affirmant qu’ils attendaient depuis des années le début d’un processus légal de construction et de vente immobilière.
La question de la propriété foncière en Afghanistan reste l’un des sujets juridiques et sociaux les plus complexes et sensibles.
De nombreux quartiers dans différentes provinces, en particulier dans les grandes villes, sont confrontés à des conflits anciens liés aux documents de propriété, aux occupations de terrains et à la légalité des parcelles.
Des analystes estiment que si le processus de régularisation et de délivrance des autorisations se déroule de manière transparente et organisée, il pourrait réduire une partie de l’incertitude juridique et stimuler relativement le secteur de la construction à Balkh.
Cependant, des experts avertissent qu’un manque de transparence ou des différends autour des titres de propriété pourraient également provoquer de nouveaux conflits fonciers.


















