La France et le Royaume-Uni présideront une réunion virtuelle réunissant les ministres de la Défense de dizaines de pays afin de discuter de la sécurité du détroit d’Ormuz.
Selon le ministère britannique de la Défense, environ 40 pays participeront à cette visioconférence prévue mardi.
D’après le communiqué britannique, les participants examineront « les contributions militaires à une mission défensive destinée à rouvrir et sécuriser le détroit d’Ormuz lorsque les conditions le permettront ».
Le ministre britannique de la Défense, John Healey, qui dirigera cette réunion aux côtés de son homologue française Catherine Vautrin, a déclaré : « Notre rôle sera de veiller à ce que nous ne nous contentions pas de parler, mais que nous soyons également prêts à agir. »
Cette réunion intervient alors que la République islamique d’Iran a averti dimanche qu’elle répondrait de manière « immédiate et décisive » à tout déploiement de forces françaises et britanniques dans le détroit d’Ormuz.
La crise du détroit d’Ormuz est entrée dans une phase sensible après l’aggravation des tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Les perturbations du trafic maritime exercent désormais une forte pression sur l’économie mondiale et les marchés énergétiques.
Selon plusieurs rapports, environ 1 500 navires et près de 20 000 membres d’équipage sont actuellement affectés par les restrictions et l’insécurité dans cette voie maritime stratégique.
Des experts estiment que l’implication officielle des pays européens dans les projets de sécurité dans le détroit montre que cette crise dépasse désormais le cadre régional pour devenir une question mondiale aux dimensions économiques majeures.
Ils avertissent toutefois que l’augmentation de la présence militaire occidentale dans le Golfe pourrait également accroître le risque d’affrontement direct et d’élargissement du conflit.


















