Le Réseau des analystes afghans a annoncé que l’organisation Rewild, une institution récemment créée dans le domaine de la protection de la nature, a réalisé pour la première fois depuis la chute de la République un recensement des oiseaux aquatiques dans six zones humides d’Afghanistan.
Selon ce rapport, les volontaires de Rewild ont inspecté au début de l’année 2026 six sites humides dans le cadre du Programme international de recensement des oiseaux aquatiques, organisé à l’échelle mondiale depuis 1967 et auquel participent aujourd’hui 189 pays.
L’équipe de quatre spécialistes, composée notamment d’ornithologues afghans, a visité les zones humides de l’Amou à Takhar, Ab-e Istada à Ghazni, le barrage de Naghlu, le barrage de Sarobi, le barrage de Darunta et le barrage de Sarda.
D’après les résultats de cette étude, le barrage de Sarda, dans la province de Ghazni, a été identifié comme le meilleur habitat pour les oiseaux aquatiques avec 45 espèces recensées.
Près de 300 petites sarcelles vertes, plus de 600 canards communs et environ 2 000 foulques eurasiatiques y ont été observés.
Le rapport mentionne également l’enregistrement de 19 espèces au barrage de Sarobi, 15 espèces au barrage de Darunta et 12 espèces au barrage de Naghlu.
Cependant, l’étude souligne que la pollution, la chasse, la pêche au filet, la baisse du niveau de l’eau et l’expansion des terres agricoles ont gravement affecté les habitats des oiseaux.
À Ab-e Istada, dans la province de Ghazni — autrefois l’un des principaux sites de repos des oiseaux migrateurs et des flamants roses — l’équipe de Rewild n’a trouvé aucune trace d’eau et n’a observé que quelques alouettes sur le lit asséché du lac.
Ayoub Alavi, président de Rewild, a déclaré que la situation des oiseaux et des zones humides « n’est pas bonne » par rapport aux précédents rapports et que la vie des oiseaux migrateurs subit une pression sévère.
Selon ce rapport, la chasse, la sécheresse, les changements climatiques, l’exploitation des eaux souterraines, la pollution et l’expansion agricole figurent parmi les principales menaces pesant sur les zones humides et les oiseaux migrateurs en Afghanistan.
Le document ajoute que certains oiseaux migrateurs évitent désormais de faire halte dans des régions comme Dasht-e Shomali en raison de l’augmentation de la chasse et du piégeage.
À la suite de cette étude, l’organisation Rewild et l’Agence nationale afghane de protection de l’environnement ont lancé une coopération visant à protéger les oiseaux migrateurs.
Cette initiative comprendra une campagne médiatique destinée à lutter contre la chasse, le piégeage et le commerce illégal d’oiseaux.


















