Le média d’investigation allemand Correctiv a publié un rapport affirmant que les Afghans ayant des orientations sexuelles ou des identités de genre différentes continuent de faire face à l’insécurité, à la peur de l’expulsion, aux violences familiales et au manque de soutien même après avoir fui l’Afghanistan.
Dans cette enquête intitulée « Nulle part chez eux », Correctiv explique que le travail repose sur cinq récits personnels complétés par des rapports d’organisations telles que Human Rights Watch, Amnesty International, l’Organisation des Afghans LGBTQ+ ainsi que des données officielles européennes et allemandes.
Le rapport indique qu’après le retour des talibans au pouvoir en 2021, les pressions exercées contre les personnes queer et trans afghanes se sont considérablement intensifiées.
Correctiv affirme également que le nouveau code pénal des talibans, entré en vigueur en janvier 2026, prévoit la peine de mort pour les relations homosexuelles.
Selon l’enquête, les menaces contre ces personnes ne viennent pas uniquement des talibans, mais également des familles, de la société, des voisins et même des réseaux sociaux.
Plusieurs témoignages rapportés indiquent que certaines familles, au lieu de protéger leurs enfants, les auraient battus, enfermés, humiliés et privés de leur liberté de décision.
Correctiv souligne que la fuite vers le Pakistan ne signifie pas nécessairement un accès à la sécurité.
Pour de nombreux réfugiés afghans, le Pakistan est devenu un lieu d’attente, d’incertitude, d’exploitation et de peur constante d’expulsion.
Le rapport aborde également la situation en Allemagne, expliquant que même si l’Allemagne reconnaît les persécutions liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre comme motif d’asile, les structures de soutien pour les réfugiés queer et trans restent insuffisantes ou en voie de disparition.
L’enquête de Correctiv dresse ainsi le portrait de réfugiés confrontés à une réalité complexe et multiple, où la peur, les discriminations et l’insécurité persistent même après avoir quitté l’Afghanistan.
Les organisations de défense des droits humains ont à plusieurs reprises averti que la situation sécuritaire et sociale des personnes LGBTQ+ en Afghanistan s’est fortement détériorée depuis le retour des talibans au pouvoir.











