Le président américain Donald Trump a déclaré avoir examiné la réponse transmise par les représentants iraniens et l’a qualifiée de « totalement inacceptable ».
Sans dévoiler le contenu exact de cette réponse, Trump a écrit dans un message : « Je viens de lire la réponse des soi-disant représentants de l’Iran. Je ne l’aime pas du tout, c’est totalement inacceptable. »
Barak Ravid, journaliste du média Axios, a indiqué sur le réseau social X que Trump lui avait confié avoir évoqué la réponse iranienne lors d’un entretien avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Selon Ravid, Trump a précisé que ce sujet ne représentait qu’une courte partie de sa conversation avec le dirigeant israélien.
Parallèlement, la chaîne Al Mayadeen, citant des sources informées, a rapporté que la réponse iranienne à la proposition américaine — transmise par l’intermédiaire du Pakistan — incluait une clause concernant un cessez-le-feu entre Israël et le Liban.
Selon ces sources, Téhéran insiste pour que tout accord avec Washington comprenne une fin immédiate de la guerre au moment même de l’annonce de l’accord.
Les mêmes sources affirment également que l’Iran demande la levée des sanctions américaines, le déblocage de ses avoirs gelés ainsi qu’un allègement des restrictions liées aux exportations de pétrole.
Le rapport ajoute que Téhéran souhaite également la reconnaissance du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz dans le cadre des propositions actuelles.
Selon ces informations, le projet d’accord prévoirait trente jours de négociations après la cessation des hostilités afin de discuter des détails techniques, tandis que les échanges se poursuivent pour l’instant sous forme écrite avec la médiation du Pakistan.
L’agence Tasnim, proche des Gardiens de la révolution, a également cité une source affirmant : « Cela n’a aucune importance ; personne en Iran ne rédige des propositions pour plaire à Trump. »
Cette source ajoute que l’équipe de négociation agit uniquement sur la base des « droits du peuple iranien ».
Ces développements surviennent alors que depuis le début des affrontements à grande échelle à la fin du mois de février 2026, la région est confrontée à une crise sécuritaire et à des perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Bien qu’un cessez-le-feu fragile soit en place depuis le début du mois d’avril, les désaccords sur le programme nucléaire iranien, les capacités balistiques de Téhéran et son rôle régional continuent d’empêcher la conclusion d’un accord définitif.
Des experts avertissent qu’un échec des négociations pourrait accroître le risque d’un retour à des affrontements militaires plus larges et intensifier les tensions dans le détroit d’Ormuz, avec des conséquences directes sur les marchés mondiaux de l’énergie et la sécurité maritime.


















