L’organisation Nai en exil, institution de soutien aux journalistes et aux médias afghans, a exprimé son inquiétude face aux récentes arrestations de plusieurs journalistes par les talibans et a demandé leur libération immédiate.
Dans un communiqué, l’organisation a appelé les Nations unies et l’Union européenne à agir pour obtenir la libération inconditionnelle des journalistes détenus.
Selon Nai, Mansoor Niazi et Omran Danish, journalistes de la chaîne Tolo News, ainsi que Javid Niazi, responsable de l’agence de presse Peygard, ont récemment été arrêtés par les talibans.
L’organisation a demandé à la mission politique des Nations unies et au bureau de l’Union européenne en Afghanistan d’engager des discussions avec les autorités talibanes afin de faciliter la libération rapide de ces journalistes.
Nai a qualifié les arrestations de journalistes de « pratique récurrente » sous le régime taliban et affirme qu’environ 400 journalistes et employés des médias ont été arrêtés au cours des cinq dernières années.
Selon ce communiqué, au moins six journalistes restent actuellement détenus dans les prisons talibanes.
L’organisation affirme également que les talibans arrêtent en moyenne au moins trois journalistes ou employés des médias toutes les deux semaines.
Les talibans n’ont jusqu’à présent fourni aucune explication officielle concernant les arrestations ou les éventuelles accusations visant ces journalistes.
Des sources avaient auparavant indiqué que Mansoor Niazi avait été arrêté le 17 Sawr dans le quartier de Karte Seh à Kaboul avant d’être transféré vers un lieu inconnu.
La chaîne Tolo News avait également confirmé l’arrestation de deux de ses journalistes.
Parallèlement, le classement mondial de la liberté de la presse 2026 publié par Reporters sans frontières montre que l’Afghanistan occupe la 175e place sur 180 pays, enregistrant une chute de 53 places en cinq ans.
Des défenseurs des médias avertissent que la poursuite des pressions contre les journalistes et les restrictions imposées aux médias menacent gravement l’avenir de la liberté d’expression et de l’accès à l’information en Afghanistan.


















