Le ministère de l’Information et de la Culture des autorités talibanes a annoncé que plus de 140 nouveaux médias et institutions médiatiques ont obtenu une licence d’activité en Afghanistan durant l’année 1404.
Le porte-parole du ministère, Khobib Ghafran, a affirmé à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse que ce chiffre reflète, selon les autorités, l’importance accordée au rôle fondamental des médias dans la société.
Cependant, cette déclaration intervient dans un contexte où l’augmentation du nombre de licences ne signifie pas nécessairement une expansion de la liberté de la presse, de l’indépendance éditoriale ou de la sécurité des journalistes.
Au cours des dernières années, plusieurs organisations internationales de surveillance et acteurs médiatiques ont exprimé leurs préoccupations concernant les restrictions imposées aux contenus, la censure, les pressions sur les journalistes, les arrestations et la réduction de la présence des femmes dans le secteur.
Des critiques estiment que le développement quantitatif des médias sans liberté professionnelle réelle ne constitue pas une véritable progression du paysage médiatique.
La distinction entre augmentation du nombre de structures médiatiques et liberté effective de la presse demeure aujourd’hui l’une des questions majeures concernant l’information en Afghanistan.
L’annonce faite en parallèle de la Journée mondiale de la liberté de la presse souligne également la volonté des autorités de promouvoir leur propre récit sur la situation médiatique nationale, alors que de nombreuses interrogations persistent face aux rapports évoquant des restrictions substantielles.


















