Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution sur la situation des droits humains en Afghanistan, condamnant le code pénal des tribunaux talibans et appelant à la fin des flagellations publiques, des exécutions publiques ainsi qu’à des sanctions contre les dirigeants des Taliban.
Lors de sa session plénière, le Parlement européen a adopté trois résolutions distinctes portant sur les droits humains en Afghanistan, en Iran et en Indonésie.
Dans la résolution consacrée à l’Afghanistan, les députés européens affirment que le code pénal des Taliban a conduit à des persécutions systématiques contre les femmes et les filles, à des formes d’esclavage, à des châtiments corporels et à de graves violations des droits fondamentaux.
La résolution décrit également les politiques des Taliban comme une forme « d’apartheid de genre ».
Le Parlement européen a demandé aux Taliban d’abroger immédiatement ce code pénal et de mettre fin aux flagellations publiques, aux exécutions ainsi qu’aux restrictions imposées aux femmes et aux filles.
Le texte appelle également à la fin des pressions exercées contre les personnes LGBTQ+, les minorités religieuses et d’autres groupes vulnérables.
Ces derniers mois, les Taliban ont fait l’objet de vives critiques de la part des organisations internationales et des défenseurs des droits humains en raison des exécutions publiques, des restrictions imposées aux femmes et de l’adoption de nouvelles réglementations.
L’Union européenne et plusieurs organisations internationales ont déjà averti que la poursuite des politiques restrictives des Taliban risquait d’aggraver la crise des droits humains et l’isolement de l’Afghanistan.


















