L’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en œuvre en Afghanistan un programme destiné à renforcer les services de traitement des troubles liés à la consommation de substances, avec le soutien financier de l’Union européenne. Selon l’organisation, 551 professionnels de santé, dont 192 femmes, ont déjà bénéficié de formations dans le cadre de cette initiative.
Dans une déclaration publiée jeudi 22 octobre, l’OMS a expliqué que ces formations visent à améliorer les capacités des structures médicales à identifier et à prendre en charge les troubles liés à la consommation de substances, ainsi que les problèmes associés à la santé mentale.
Un programme soutenu par l’Union européenne
Selon l’OMS, le programme a été lancé en décembre 2022 grâce à un financement de l’Union européenne. Les activités opérationnelles, notamment la formation du personnel médical, se poursuivent depuis 2023. Le dispositif est mis en œuvre avec des partenaires de l’organisation et vise à renforcer les capacités des centres spécialisés dans le traitement des addictions, tout en améliorant la qualité des soins.
L’OMS estime que le renforcement des compétences du personnel médical peut permettre aux établissements de mieux repérer les besoins des personnes touchées par la consommation de substances et de leur proposer des services de traitement et d’accompagnement adaptés.
Les femmes confrontées à des obstacles d’accès aux soins
Selon des estimations des Nations unies citées dans le texte de référence, environ quatre millions de personnes souffrent d’addiction en Afghanistan, dont 35 % de femmes. Les données onusiennes indiquent également que près des deux tiers des centres de traitement des addictions dans le pays accueillent uniquement des hommes.
Cette situation constitue un obstacle important pour les femmes qui ont besoin de soins. La formation de professionnelles de santé et le renforcement des capacités des structures médicales pourraient contribuer à mieux répondre à leurs besoins, même si les chiffres annoncés ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer l’évolution effective de leur accès aux traitements.
La pauvreté et le chômage parmi les facteurs évoqués
Des rapports des Nations unies sur la consommation de substances en Afghanistan font état de difficultés économiques, notamment la pauvreté, le chômage et les pressions financières, parmi les facteurs que des personnes concernées associent à la poursuite de leur consommation. L’incapacité à satisfaire les besoins essentiels accentue également leurs difficultés.
Dans ce contexte, le renforcement des services médicaux représente un volet de la réponse aux addictions. L’accès à des soins adaptés, à un accompagnement en santé mentale et à des structures capables de prendre en charge les femmes comme les hommes demeure essentiel pour améliorer les possibilités de traitement et de rétablissement.


















