Les gardes-frontières lituaniens ont arrêté 35 personnes qui se sont présentées comme des citoyens afghans et irakiens après leur entrée en Lituanie depuis la Biélorussie.
Selon les autorités lituaniennes, le groupe est entré jeudi soir dans la région de Varėna, dans le sud du pays. Les déplacements des personnes ont été détectés par le système de surveillance déployé dans la zone protégée de Čepkeliai.
Une opération de recherche et d’interception a ensuite été lancée par les gardes-frontières.
Après avoir franchi la frontière, les migrants s’étaient séparés en plusieurs groupes. Les autorités affirment toutefois que les 35 personnes ont été arrêtées avant de parvenir à quitter la zone marécageuse.
Les personnes interpellées sont toutes des hommes âgés d’environ 20 à 30 ans, selon les autorités lituaniennes. Onze d’entre elles disposaient de documents d’identité, tandis que les autres n’avaient aucun document permettant d’établir leur identité.
Les personnes arrêtées ont déclaré être originaires d’Afghanistan et d’Irak. Leur nationalité et les circonstances précises de leur passage restent toutefois soumises aux procédures de vérification des autorités lituaniennes.
La frontière entre la Lituanie et la Biélorussie constitue depuis plusieurs années un point sensible de la politique migratoire de l’Union européenne. Les autorités lituaniennes renforcent régulièrement la surveillance de cette frontière face aux tentatives d’entrée irrégulière.
Selon les chiffres communiqués par les gardes-frontières lituaniens, 1 661 personnes auraient été empêchées d’entrer dans le pays par la route biélorusse depuis le début de l’année.
L’interception de ce groupe intervient ainsi dans un contexte de pression migratoire persistante sur la frontière orientale de la Lituanie. Pour les autorités, le contrôle de cette zone repose notamment sur la surveillance électronique, les patrouilles et les opérations rapides d’interception.
Pour les personnes qui tentent de franchir cette frontière, les zones boisées et marécageuses rendent également les déplacements particulièrement difficiles. Dans cette affaire, les autorités affirment que le groupe a été localisé avant de pouvoir sortir de la zone protégée.
Le nombre de personnes interceptées et leur origine déclarée illustrent une nouvelle fois la dimension internationale de la route migratoire passant par la Biélorussie. Mais leur situation individuelle, leurs éventuelles demandes de protection et les raisons précises de leur voyage devront être établies séparément dans le cadre des procédures prévues par les autorités.











