La Norvège a versé environ 2,6 millions de dollars au Fonds fiduciaire des Nations unies pour l’Afghanistan, renforçant son soutien aux programmes humanitaires destinés à la population afghane.
Le fonds fiduciaire de l’ONU a salué cette nouvelle contribution et souligné que le soutien continu de la Norvège permet aux agences des Nations unies de maintenir et d’élargir leurs services en faveur des Afghans.
Selon les données officielles du fonds, les contributions cumulées de la Norvège à ce mécanisme dépassent désormais 49,3 millions de dollars. Elle figure ainsi parmi ses principaux bailleurs, derrière la Suède et l’Allemagne.
Depuis 2021, 16 donateurs ont versé au total plus de 277 millions de dollars au Fonds fiduciaire des Nations unies pour l’Afghanistan.
Le gouvernement norvégien précise que ses contributions ne sont pas directement remises aux Taliban. Les fonds sont acheminés par l’intermédiaire d’organisations multilatérales et d’organisations non gouvernementales afin de fournir une assistance à la population.
Oslo souligne également que l’accès des femmes et des filles aux services constitue l’une des conditions de son soutien aux programmes d’aide en Afghanistan.
Cette position intervient alors que les organisations humanitaires continuent de dépendre fortement des financements internationaux pour maintenir les services essentiels destinés à des millions d’Afghans.
Le financement par l’intermédiaire du fonds fiduciaire permet notamment de soutenir les mécanismes d’aide sans transférer directement les ressources aux autorités talibanes. Cette distinction est importante pour les donateurs qui cherchent à maintenir l’assistance humanitaire tout en limitant les risques liés aux restrictions imposées par les Taliban.
La nouvelle contribution norvégienne intervient également dans un contexte de besoins humanitaires persistants et de pression croissante sur les ressources disponibles. Pour les organisations humanitaires, la régularité des financements est aussi importante que leur montant, car elle permet de maintenir les programmes et de planifier les interventions sur la durée.
L’engagement d’Oslo montre ainsi que certains partenaires internationaux continuent de financer l’aide à l’Afghanistan malgré l’absence de reconnaissance politique des Taliban. Le mécanisme choisi permet de séparer le soutien à la population des relations institutionnelles avec les autorités de facto.
La question de l’accès des femmes et des filles reste toutefois un élément central de cette politique. En conditionnant son soutien à un accès équitable aux services, la Norvège lie son financement humanitaire à des principes de protection et d’inclusion.
Pour l’Afghanistan, l’enjeu dépasse donc cette contribution de 2,6 millions de dollars. La capacité des organisations humanitaires à répondre aux besoins de la population dépendra de la continuité des financements internationaux et de leur capacité à accéder aux personnes vulnérables.
La nouvelle contribution norvégienne constitue une aide supplémentaire, mais elle intervient dans un système humanitaire qui nécessite des financements beaucoup plus importants et réguliers pour répondre aux besoins de millions d’Afghans.


















