Ce vendredi 29 mai marque la Journée nationale de la langue pachto, une occasion célébrée par des écrivains, des poètes et des acteurs culturels pour rendre hommage à l’une des langues les plus importantes de la région et à l’une des deux langues officielles de l’Afghanistan.
Il y a plusieurs années, un groupe d’intellectuels et d’acteurs culturels afghans avait décidé lors d’une réunion à Kaboul de désigner le 29 mai comme Journée nationale de la langue pachto. Depuis, cette date est commémorée chaque année lors de manifestations culturelles organisées en Afghanistan et à l’étranger.
Selon la Constitution de l’ancien gouvernement afghan, le pachto partage avec le persan dari le statut de langue officielle du pays. Cette langue est parlée par des millions de personnes en Afghanistan et au Pakistan et figure parmi les principales langues de la région.
Le pachto appartient à la famille des langues indo-européennes et entretient depuis des siècles des liens culturels et littéraires étroits avec le persan. Les œuvres de poètes tels que Khushal Khan Khattak, Rahman Baba et Hamza Shinwari sont considérées comme des références majeures de la littérature pachtoune.
Parallèlement, plusieurs acteurs culturels estiment que les efforts consacrés au développement du pachto dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la littérature demeurent insuffisants.
Ils appellent à un soutien accru à la production littéraire, à l’organisation de programmes culturels et au renforcement de l’enseignement de cette langue.
Certains défenseurs du patrimoine linguistique s’inquiètent également de la disparition progressive de certains mots traditionnels du pachto et de leur remplacement par des termes étrangers, estimant que la préservation de l’authenticité linguistique constitue un élément essentiel de la protection de l’identité culturelle.


















