Mohsen Rezaei, conseiller militaire de Mojtaba Khamenei, a déclaré que la gestion du détroit d’Ormuz constitue un « droit légal » de l’Iran afin de garantir sa sécurité nationale.
Dans des propos publiés dimanche par l’agence Mehr, proche des Gardiens de la révolution, Rezaei a affirmé que le contrôle iranien du détroit d’Ormuz pourrait, selon lui, mettre fin à « cinquante années d’insécurité dans le golfe Persique ».
Le responsable iranien, visé par des sanctions américaines, a soutenu que Téhéran disposait de solides arguments pour maintenir son contrôle sur ce passage stratégique et empêcher que le golfe Persique ne devienne une zone de présence militaire et d’instabilité.
Dans le même temps, Ebrahim Zolfaqari, porte-parole du quartier général Khatam al-Anbiya, a averti que si le détroit d’Ormuz était attaqué, les forces iraniennes briseraient tout « blocus maritime » imposé aux ports iraniens par les États-Unis.
Il a également menacé d’un possible retrait de l’Iran du Traité de non-prolifération nucléaire.
« Si l’ennemi attaque le détroit d’Ormuz, nous briserons le blocus maritime et nous pourrions quitter le Traité de non-prolifération nucléaire », a déclaré Zolfaqari.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions entre l’Iran, les États-Unis et Israël restent élevées et que le programme nucléaire iranien ainsi que la sécurité du golfe Persique demeurent au centre des préoccupations régionales.
Le détroit d’Ormuz représente l’une des principales routes mondiales pour le transport du pétrole et toute escalade dans cette zone pourrait avoir des conséquences majeures sur les marchés énergétiques internationaux et la sécurité maritime.


















