Les médias iraniens rapportent que Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, et Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, sont arrivés à Doha pour des consultations concernant un éventuel accord entre Téhéran et Washington.
Selon ces informations, les discussions entre la délégation iranienne et les responsables qataris porteront notamment sur le détroit d’Ormuz, les stocks d’uranium enrichi de l’Iran et le processus diplomatique entre Téhéran et les États-Unis.
Abdolnasser Hemmati, gouverneur de la Banque centrale iranienne, s’est également rendu à Doha. L’agence Fars affirme que la question du déblocage des avoirs iraniens gelés figure parmi les principaux sujets abordés.
Les rapports indiquent qu’une délégation qatarie s’était déjà rendue en Iran la semaine dernière dans le cadre d’efforts de médiation entre Téhéran et Washington.
L’agence officielle chinoise Xinhua, citant un responsable qatari, affirme que le détroit d’Ormuz, les avoirs bloqués de l’Iran et les réserves d’uranium enrichi comptent parmi les thèmes centraux des discussions à Doha.
Dans le même temps, le quotidien financier Nikkei rapporte que les États-Unis et l’Iran discutent d’un plan selon lequel le détroit d’Ormuz pourrait être rouvert trente jours après un accord visant à mettre fin aux hostilités.
Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’était pas pressé de conclure un accord avec l’Iran et qu’il n’accepterait qu’un accord « acceptable ».
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également affirmé que Washington donnait encore une chance à la diplomatie avant d’envisager « d’autres options ».
Selon lui, une « proposition relativement solide » existe concernant la réouverture du détroit d’Ormuz et le lancement de discussions « sérieuses et limitées dans le temps » sur le programme nucléaire iranien.
Donald Trump a toutefois averti que de « nouvelles frappes » pourraient être menées contre l’Iran en cas d’échec des négociations.
De son côté, Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a déclaré que même si certains progrès avaient été réalisés, il était encore trop tôt pour parler d’un rapprochement vers un accord final.
Reuters rapporte enfin que les deux parties restent en désaccord sur plusieurs questions majeures, notamment la levée des sanctions, le déblocage de milliards de dollars d’avoirs iraniens et les questions liées à la guerre israélienne au Liban.


















