La police turque est entrée dimanche dans le siège central du Parti républicain du peuple à Ankara après trois jours de tensions entre les partisans de deux factions rivales du parti.
La crise a éclaté après qu’un tribunal turc a annulé la direction d’Ozgur Ozel à la tête du principal parti d’opposition au président Recep Tayyip Erdogan, une décision vivement contestée par ses soutiens.
Selon plusieurs rapports, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en plastique pour disperser les partisans d’Ozgur Ozel retranchés dans le bâtiment du parti.
Des sympathisants d’Ozel auraient tenté d’empêcher l’entrée de la direction reconnue par la justice turque.
Le Parti républicain du peuple demeure la principale force d’opposition en Turquie.
La crise interne s’est aggravée après que le tribunal a annulé les résultats du congrès de 2023 au cours duquel Ozgur Ozel avait été élu à la tête du parti.
Conformément à la décision judiciaire, Kemal Kilicdaroglu, ancien dirigeant du parti et principal rival de Recep Tayyip Erdogan lors de l’élection présidentielle de 2023, a temporairement repris la direction du mouvement.
Ozgur Ozel et ses partisans dénoncent une décision politique visant à affaiblir le plus grand parti d’opposition du pays.
Le gouvernement turc rejette toutefois toute implication dans les décisions judiciaires.
Des analystes estiment que cette crise au sein du CHP pourrait accentuer les tensions politiques en Turquie à l’approche des prochaines élections.


















