Richard Lindsay, représentant spécial du Royaume-Uni pour l’Afghanistan, a déclaré lors de sa visite à Kaboul que l’exclusion des femmes de l’éducation et du travail affaiblit l’économie afghane et freine la création d’opportunités économiques dans le pays.
Dans un message publié jeudi sur le réseau X, Lindsay a indiqué avoir souligné auprès de Qari Din Mohammad Hanif, ministre taliban de l’Économie, que l’Afghanistan avait besoin d’une population instruite et de la participation active des femmes pour surmonter sa crise économique.
Selon lui, permettre aux femmes de travailler et de participer à tous les secteurs de la société constitue une nécessité urgente pour la stabilité et la prospérité futures de l’Afghanistan.
Le bureau du représentant britannique a également annoncé que cette visite avait porté sur la situation de l’éducation et de l’emploi des femmes et des filles, ainsi que sur les obstacles entravant l’acheminement de l’aide humanitaire.
Au cours de son déplacement, Richard Lindsay a rencontré plusieurs femmes afghanes et salué leur « résilience, créativité et détermination ».
Il a affirmé que la voix des femmes devait être entendue dans l’avenir de l’Afghanistan ainsi que dans la manière dont la communauté internationale interagit avec le pays.
Lindsay a aussi insisté sur le fait que les programmes d’aide britannique destinés à l’Afghanistan devaient répondre aux besoins réels de la population.
Dans une autre partie de sa visite, le représentant britannique s’est inquiété de la fermeture prolongée des points de passage frontaliers entre l’Afghanistan et le Pakistan.
Il a averti que le blocage des cargaisons humanitaires expose plus d’un million de mères et d’enfants afghans au risque de malnutrition sévère.
Le diplomate britannique a appelé à la réouverture immédiate des frontières afin de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et un accès sécurisé aux civils vulnérables.
Les passages frontaliers entre l’Afghanistan et le Pakistan restent fermés depuis plusieurs mois, tandis que les Taliban ont suspendu leurs relations économiques avec Islamabad.
La fermeture des frontières a également compliqué l’accès aux soins pour de nombreux patients afghans qui se rendaient auparavant au Pakistan pour recevoir un traitement médical.
Depuis leur retour au pouvoir, les Taliban ont imposé de larges restrictions à l’éducation et au travail des femmes et des filles, une politique que plusieurs organisations internationales considèrent comme un facteur aggravant de la crise économique et de la pauvreté en Afghanistan.


















