Zhang Hanhui, ambassadeur de Chine en Russie, a déclaré que Pékin et Moscou avaient réussi à empêcher une nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient grâce à leur coordination au Conseil de sécurité des Nations unies.
Dans un entretien accordé à l’agence de presse russe TASS, il a affirmé que la Chine et la Russie maintiennent depuis le début de la crise régionale une « communication et une coordination étroites » concernant les questions liées au Moyen-Orient.
Selon ce rapport publié mercredi 23 Sawr, l’ambassadeur chinois a expliqué que le Conseil de sécurité de l’ONU avait voté le 7 avril sur un projet de résolution concernant la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz.
D’après lui, la Chine et la Russie ont opposé leur veto à cette résolution en raison d’un « grave déséquilibre ».
Zhang Hanhui a déclaré : « Les représentants de la Chine et de la Russie ont empêché une aggravation des tensions régionales en bloquant ce document. »
Selon les informations disponibles, cette résolution, proposée par Bahreïn avec le soutien des États-Unis et de plusieurs pays arabes, avait obtenu 11 voix favorables, deux votes contre et deux abstentions.
Le texte visait à garantir la liberté de la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz dans le contexte des récentes tensions régionales.
L’ambassadeur chinois a souligné que les positions de Pékin et de Moscou reposaient sur « la neutralité et l’équité », qualifiant cette décision de « choix responsable en faveur de la paix et du bien-être des peuples de la région ».
Il a également évoqué les échanges réguliers entre Wang Yi et Sergueï Lavrov, ministres des Affaires étrangères de la Chine et de la Russie, au sujet de la crise entre les États-Unis et l’Iran.
Des analystes politiques estiment que la coordination entre Pékin et Moscou au Conseil de sécurité reflète le renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays face à l’influence occidentale et aux politiques américaines au Moyen-Orient.
Selon eux, le veto opposé à cette résolution montre également que la crise du détroit d’Ormuz est désormais devenue un élément d’une rivalité géopolitique plus large entre grandes puissances mondiales.


















