Rabia Nasimi, femme afghane et membre d’un conseil lié au Parti travailliste à Londres, a qualifié l’interdiction de l’éducation et du travail des femmes en Afghanistan de mesure « douloureuse » et « profondément regrettable ».
Lors d’un entretien spécial, elle a appelé les familles afghanes à continuer de soutenir l’éducation et l’emploi des femmes et des filles malgré les restrictions actuelles.
Nasimi a souligné que les hommes afghans ne doivent pas permettre aux femmes et aux jeunes filles de sombrer dans le désespoir dans le contexte actuel.
Elle a également déclaré que les femmes afghanes ne doivent pas perdre espoir, affirmant que le pouvoir des talibans ne sera pas permanent et qu’un jour les femmes et les filles retrouveront leurs droits à l’éducation et au travail.
Ces déclarations interviennent alors que les restrictions imposées par les talibans sur l’éducation et l’emploi des femmes continuent de susciter de vives critiques internationales.
Dans son dernier rapport, l’Organisation des Nations unies a averti que si l’interdiction de l’éducation des femmes se poursuit jusqu’en 2030, l’Afghanistan pourrait perdre environ 20 000 enseignantes et plus de 5 000 professionnelles de santé.
L’ONU souligne que les conséquences de ces restrictions ne concernent pas uniquement les droits individuels des femmes, mais affectent également directement l’avenir des systèmes éducatif et sanitaire du pays.
Les propos de Rabia Nasimi reflètent une vision cherchant à préserver l’espoir et la résistance sociale face au climat de découragement, alors que de nombreuses femmes afghanes sont progressivement exclues de la vie publique.


















