Le représentant de l’Inde auprès des Nations unies a déclaré que le ciblage des navires commerciaux, les menaces contre les équipages civils et les perturbations de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz étaient « inacceptables ».
Parvathaneni Harish, représentant permanent de l’Inde, s’exprimait lors d’une réunion spéciale du Conseil économique et social des Nations unies consacrée à la crise énergétique et aux engrais agricoles.
Il a souligné que les règles internationales relatives au détroit d’Ormuz devaient être pleinement respectées.
Selon lui, la gestion de la crise actuelle nécessite une combinaison de mesures à court terme, de réformes structurelles et d’une coopération internationale renforcée.
Le détroit d’Ormuz est considéré comme l’une des voies maritimes les plus stratégiques du monde. Environ 20 % du pétrole consommé dans le monde et 35 % du commerce mondial des engrais agricoles transitent par cette route maritime.
Cette voie a connu d’importantes perturbations après sa fermeture par la République islamique et les attaques contre des navires commerciaux.
L’Inde, l’un des plus grands importateurs d’énergie au monde, se dit particulièrement préoccupée par l’aggravation de la crise dans le détroit d’Ormuz, car toute interruption dans cette région pourrait avoir un impact direct sur son économie, l’inflation et la sécurité alimentaire.
Le représentant indien a également évoqué la crise des engrais agricoles et averti que la poursuite des tensions risquait de perturber davantage les chaînes mondiales d’approvisionnement en produits essentiels pour l’agriculture.
Des analystes estiment que la position de New Delhi montre que la crise du détroit d’Ormuz n’est plus seulement une tension régionale, mais une menace pour le commerce mondial et la stabilité économique internationale.


















