Des responsables de plusieurs universités privées à Kaboul affirment que le ministère taliban de l’Enseignement supérieur a récemment obligé les étudiants à signer un engagement portant sur le port de la barbe et le respect de la loi sur la promotion de la vertu et la prévention du vice.
Selon les sources, les étudiants des universités privées sont désormais soumis aux mêmes obligations que ceux des établissements publics.
Une copie de cet engagement transmise aux médias montre que les étudiants doivent suivre les directives de la jurisprudence hanafite, une disposition qui a provoqué des réactions et un mécontentement parmi certains étudiants chiites.
Des critiques estiment que cette mesure revient à imposer une interprétation religieuse spécifique à l’ensemble des étudiants du pays.
Le document précise également que les étudiants doivent s’abstenir d’écouter de la musique, de consommer des stupéfiants et de prendre des photos ou des vidéos d’êtres vivants, ces pratiques étant interdites par la loi talibane sur la promotion de la vertu.
Dans les clauses finales, l’engagement insiste aussi sur l’obligation pour les étudiants d’obéir à tous les décrets de Hibatullah Akhundzada, chef suprême des talibans.
Le texte interdit en outre aux étudiants d’adhérer à des groupes politiques.
Les sources affirment que le document avertit également les étudiants qu’en cas de non-respect de ces règles, ils s’exposeraient à des sanctions.
Des analystes considèrent que les talibans cherchent à étendre leur contrôle idéologique et religieux sur le système éducatif afghan.
Selon les critiques, l’augmentation des restrictions dans les universités risque de limiter davantage les libertés académiques et individuelles des étudiants et d’approfondir les divisions religieuses et sociales dans le pays.


















