Le président du Kirghizstan, Sadyr Japarov, a déclaré que la stabilité de l’Afghanistan et son intégration progressive dans la communauté internationale figureraient parmi les priorités majeures de Bichkek en cas d’adhésion au Conseil de sécurité des Nations unies.
Dans un message adressé aux dirigeants mondiaux avant l’élection des membres non permanents du Conseil de sécurité prévue en juin 2026, Japarov a affirmé que la sécurité de l’Asie centrale était directement liée à la stabilité de l’Afghanistan.
Il a ajouté que son pays accorderait une attention particulière à la situation afghane s’il obtenait un siège au Conseil de sécurité.
Le président kirghiz a également indiqué que son pays poursuivrait l’aide humanitaire au peuple afghan, notamment aux femmes et aux enfants, tout en soutenant une intégration économique et politique progressive de l’Afghanistan dans la communauté internationale.
Japarov a décrit la situation mondiale actuelle comme préoccupante, évoquant l’intensification des rivalités géopolitiques, les conflits en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi que l’affaiblissement des règles internationales.
Il a souligné que les petits États enclavés étaient insuffisamment représentés au Conseil de sécurité et que la candidature du Kirghizstan visait à renforcer une représentation plus équilibrée de ces pays.
Selon lui, son pays soutiendrait la diplomatie préventive, les solutions pacifiques et la réduction des tensions internationales s’il rejoignait le Conseil de sécurité.
Des analystes estiment que les déclarations du président kirghiz montrent que l’Afghanistan demeure l’une des principales préoccupations sécuritaires en Asie centrale.
Les pays de la région craignent que la poursuite de la crise économique et politique afghane entraîne une nouvelle vague d’instabilité, de migration et de menaces sécuritaires vers leurs frontières.
Dans le même temps, le soutien à une « intégration progressive » de l’Afghanistan dans la communauté internationale montre que certains pays de la région cherchent à établir une interaction contrôlée avec les talibans, dans une approche mêlant préoccupations sécuritaires et maintien de liens politiques avec Kaboul.


















