Le site Trading Economics a rapporté que le prix du pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) a connu une nouvelle hausse lundi, atteignant environ 106 dollars le baril.
Selon ce rapport, cette augmentation est principalement liée à l’arrêt des négociations entre les États-Unis et la République islamique d’Iran ainsi qu’au maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz.
La poursuite du blocage de ce passage stratégique a renforcé les inquiétudes mondiales concernant la sécurité de l’approvisionnement énergétique et accentué la pression sur les marchés internationaux.
Parallèlement, l’agence Reuters, citant des analystes de Capital Economics, a averti que si cette situation perdure, les réserves mondiales de pétrole pourraient diminuer rapidement et atteindre un niveau critique d’ici la fin du mois de juin.
Des traders estiment que tant que cette voie maritime essentielle ne sera pas rouverte, la tendance haussière des prix du pétrole se poursuivra.
L’arrêt des discussions politiques entre Washington et Téhéran a également réduit les espoirs d’une solution diplomatique à la crise et accru l’incertitude sur les marchés.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde, est considéré comme l’une des routes énergétiques les plus vitales de la planète. Toute perturbation dans cette zone peut avoir des conséquences immédiates sur l’économie mondiale.
Des analystes avertissent qu’un maintien du pétrole au-dessus des 100 dollars pourrait provoquer une nouvelle vague d’inflation mondiale, en raison de l’augmentation des coûts du carburant, du transport, de la production et des produits alimentaires.
Les marchés tournent désormais leur attention vers l’OPEP et les grands producteurs de pétrole afin de savoir s’ils seront capables de compenser les pénuries liées à la crise du détroit d’Ormuz.


















