Les représentants de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de l’Union européenne ont discuté de la situation humanitaire en Afghanistan et des possibilités de renforcer leur coopération dans les domaines de la santé, de l’éducation et des moyens de subsistance. Ces échanges visent à examiner les besoins de la population et les moyens de mieux coordonner les efforts internationaux, sans qu’un nouvel engagement financier ou un programme d’action précis ait été annoncé.
Selon le bureau de représentation de l’OCI pour l’Afghanistan, Tarek Ali Bakhit, représentant spécial du secrétaire général de l’organisation pour le pays, a rencontré Thomas Niklasson, représentant spécial de l’Union européenne pour l’Afghanistan, ainsi que Nicola Bellomo, chargé d’affaires de la délégation de l’Union européenne en Afghanistan.
Les discussions ont porté sur la situation humanitaire et les évolutions récentes dans le pays. Les participants ont souligné l’importance de poursuivre la coopération internationale pour répondre aux besoins de la population. Les possibilités de collaboration dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des moyens de subsistance alternatifs figuraient également parmi les sujets abordés.
Tarek Ali Bakhit a par ailleurs rencontré Scott Smith, responsable des affaires politiques au sein de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (MANUA), ainsi que Tajudeen Oyewale, représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en Afghanistan. Cette rencontre a également été consacrée à la situation humanitaire et aux efforts déployés par la communauté internationale.
L’OCI a indiqué que les échanges avaient souligné la nécessité de maintenir le dialogue et la coordination entre les partenaires internationaux afin de répondre aux besoins du pays.
Ces consultations interviennent alors que Tarek Ali Bakhit séjourne à Kaboul depuis plusieurs jours. Il a également rencontré séparément plusieurs hauts responsables des Taliban. Selon l’OCI, les discussions avec ces responsables ont notamment porté sur les questions humanitaires, l’éducation, les services de santé, le développement économique et les autres défis auxquels l’Afghanistan est confronté.
Le droit des filles à l’éducation a également été évoqué au cours de ces échanges. Les restrictions imposées par les Taliban à l’éducation des filles et des femmes restent une question majeure, parallèlement à la crise humanitaire et aux difficultés économiques du pays.
La multiplication de ces consultations montre que les organisations internationales continuent de chercher des moyens de coordonner leurs interventions en Afghanistan. Toutefois, les déclarations publiées ne précisent ni nouveaux financements, ni calendrier d’exécution, ni mesures concrètes permettant d’évaluer les effets immédiats de ces discussions sur la vie quotidienne de la population.
La question centrale reste donc celle de la traduction de ces échanges diplomatiques en actions concrètes et durables, notamment pour améliorer l’accès aux soins, soutenir les moyens de subsistance et garantir l’accès des filles à l’éducation.


















