Une frappe russe a touché une centrale thermique de Kiev, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui accuse Moscou de poursuivre ses attaques contre les infrastructures énergétiques malgré l’annonce d’un cessez-le-feu dans ce secteur par le président américain Donald Trump.
L’attaque a eu lieu mardi 13 octobre, selon les informations publiées par Reuters. Les autorités ukrainiennes ont également fait état d’une frappe de missile balistique contre un immeuble résidentiel de la capitale. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a annoncé deux morts et 21 blessés. Zelensky a affirmé que l’infrastructure énergétique constituait la cible principale et a déploré l’absence d’avertissement préalable de la part des partenaires occidentaux concernant les tirs de missiles.
Le président ukrainien a déclaré que son pays avait soutenu le principe d’une trêve énergétique, mais a accusé la Russie de continuer à viser les installations qui fournissent des services essentiels à la population. Il a appelé la communauté internationale, notamment les États-Unis, à ne pas rester silencieuse face à ces attaques.
La centrale thermique numéro 4 de Kiev, connue sous le nom de CHP-4, fournit de l’électricité et du chauffage à certaines parties des quartiers de Dniprovsky et de Darnytsky. Elle avait déjà été touchée en février, une attaque qui avait entraîné son arrêt et privé de chauffage et d’eau chaude plus d’un millier d’immeubles résidentiels, ainsi que 47 écoles et 72 jardins d’enfants, selon les informations rapportées.
L’attaque de mardi ravive les inquiétudes à l’approche de la saison froide, alors que le fonctionnement des infrastructures énergétiques est essentiel pour les habitants de la capitale. L’étendue des dégâts causés à la centrale et son état de fonctionnement après cette nouvelle frappe n’ont pas été précisément établis dans les informations disponibles.
Sur le plan diplomatique, Donald Trump a rejeté les affirmations selon lesquelles les États-Unis auraient interrompu le partage de renseignements avec l’Ukraine. Il a déclaré que Washington continuait d’aider Kiev et de lui fournir des informations, en affirmant vouloir mettre fin à la guerre. Interrogé sur une éventuelle violation de la trêve par la Russie, il a évoqué des frappes ukrainiennes menées la veille, sans répondre directement à la question.
Du côté russe, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que l’Ukraine ne méritait pas une pause dans les combats. Il a également accusé les pays européens de vouloir profiter d’un cessez-le-feu pour fournir de nouvelles armes à Kiev. Ces déclarations illustrent les divergences persistantes entre Moscou et Kiev sur les conditions d’une éventuelle trêve.
L’annonce d’un cessez-le-feu énergétique par Donald Trump n’a pas été accompagnée, dans les informations disponibles, de modalités détaillées permettant d’en établir clairement le fonctionnement et les mécanismes de contrôle. La poursuite des attaques et les déclarations contradictoires des parties soulèvent donc des questions sur la portée réelle de cette initiative.
La situation met en évidence un double enjeu : protéger les infrastructures dont dépendent les civils et déterminer si les signaux diplomatiques peuvent se traduire par des engagements vérifiables. Pour les habitants de Kiev, la priorité immédiate reste la sécurité et la continuité de l’approvisionnement en électricité et en chauffage. À ce stade, rien ne permet de conclure qu’un cessez-le-feu énergétique durable est en place.


















