Une adolescente afghane de 15 ans, prénommée Sharifa, est morte à Machhad, dans le nord-est de l’Iran, après avoir subi de graves violences qui auraient été infligées par son mari, âgé de 22 ans. Selon les médias iraniens, le suspect a été arrêté après avoir pris la fuite et a reconnu, au cours de l’enquête, avoir frappé son épouse.
D’après le quotidien Khorasan, les faits remontent à environ deux mois. Les détails de l’affaire ont été rendus publics lundi 12 octobre, alors que la procédure judiciaire est toujours en cours.
Selon les informations rapportées par les médias iraniens, Sharifa avait envoyé une photo d’elle à un ami qui faisait également partie de sa famille. Son mari se serait mis en colère après avoir vu un message dans lequel cette personne complimentait l’adolescente. Il l’aurait alors frappée à coups de poing et de pied, ainsi qu’avec un objet dur.
Sharifa aurait perdu connaissance après les coups. Son mari, avec l’aide d’une autre femme, l’aurait conduite dans un premier centre de soins. Elle a ensuite été transférée à l’hôpital Hashemi-Nejad de Machhad, où elle est restée hospitalisée plusieurs jours avant de mourir.
Selon les médias iraniens, la médecine légale a conclu qu’un traumatisme crânien provoqué par un objet dur avait entraîné la mort cérébrale de l’adolescente. L’examen de son corps aurait également révélé de nombreuses ecchymoses sur différentes parties du corps, notamment les jambes. Certains de ces hématomes seraient liés à des coups de fouet, selon les mêmes sources.
Sharifa et son mari étaient tous deux de nationalité afghane et appartenaient à la même famille élargie : ils étaient cousins. Les médias indiquent que le couple était entré en Iran de manière irrégulière et avait loué un logement à Machhad.
La police aurait identifié et arrêté le suspect le 2 Shahrivar, dans le quartier de Shahid Rajaï, à Machhad. Au cours de son interrogatoire, l’homme aurait expliqué que la publication de la photo de son épouse sur les réseaux sociaux et les réactions qu’elle avait suscitées avaient provoqué sa colère.
Après la reconstitution des faits, le suspect a été transféré en prison sur décision du juge chargé du dossier. Les investigations judiciaires se poursuivent et aucune décision définitive de justice n’a encore été annoncée.
La mort de Sharifa met de nouveau en lumière les conséquences potentiellement mortelles des violences conjugales, particulièrement lorsque les victimes sont des adolescentes. Les circonstances rapportées soulèvent également des questions sur la protection des jeunes filles face aux violences au sein du couple et sur leur accès à des mécanismes de soutien.
À ce stade, les faits et les déclarations concernant le suspect restent rapportés par les médias iraniens. Sa responsabilité pénale définitive devra être établie par la justice à l’issue de la procédure.











