Fariba Hashimi, cycliste afghane, a remporté mardi 31 Sunbula la médaille d’argent de la course sur route féminine aux Jeux asiatiques d’Aichi-Nagoya, au Japon.
Cette performance place une athlète afghane sur le podium d’une des principales compétitions sportives d’Asie, après un parcours commencé dans des conditions très éloignées de celles du sport professionnel international.
Dans ses premières années de pratique en Afghanistan, Hashimi devait parfois emprunter un vélo pour pouvoir s’entraîner. Elle a également expliqué avoir porté des vêtements masculins afin de pouvoir pratiquer le cyclisme sans être identifiée comme une fille.
Ces difficultés n’ont pas empêché la jeune cycliste de poursuivre sa carrière. Après le retour des Taliban au pouvoir en 2021, elle a quitté l’Afghanistan et a continué à s’entraîner et à participer aux compétitions internationales depuis l’étranger.
Son parcours sportif l’a ensuite conduite jusqu’aux grandes compétitions internationales. À Aichi-Nagoya, elle a franchi une nouvelle étape en remportant la médaille d’argent dans la course sur route féminine.
Hashimi souhaite que cette réussite encourage les femmes et les filles afghanes à ne pas abandonner leurs rêves. Son message prend une dimension particulière dans un pays où les femmes et les filles sont confrontées à de fortes restrictions dans l’éducation, le travail, la vie publique et de nombreux domaines de la vie sociale.
Le contraste est également visible dans le sport. Alors que certaines athlètes afghanes vivant à l’étranger continuent de participer aux compétitions internationales, les possibilités de pratiquer et de participer au sport organisé sont fortement limitées pour les femmes et les filles restées en Afghanistan sous le régime des Taliban.
La médaille de Hashimi ne peut évidemment pas, à elle seule, modifier cette situation. Elle offre cependant une visibilité internationale à une sportive dont le parcours personnel est directement lié aux obstacles rencontrés par les femmes souhaitant pratiquer le sport en Afghanistan.
Pour Fariba Hashimi, le podium d’Aichi-Nagoya représente ainsi bien plus qu’un résultat individuel. Son parcours relie deux réalités : celle d’une athlète afghane qui a pu reconstruire sa carrière à l’étranger et celle de nombreuses femmes et filles restées dans leur pays, dont l’accès à la vie sportive et publique demeure fortement restreint.
De l’emprunt d’un vélo pour s’entraîner jusqu’au podium des Jeux asiatiques, son parcours illustre surtout la persévérance d’une sportive afghane qui continue de représenter son pays sur la scène internationale.


















