Le chef de la mission diplomatique iranienne à Kaboul, Alireza Bikdeli, a rencontré des commerçants dans le quartier de Nader Pashtun, à Kaboul, pour discuter des moyens d’élargir la coopération économique entre l’Iran et l’Afghanistan.
Selon les informations communiquées par la représentation diplomatique iranienne, les discussions ont porté sur les possibilités de développer les relations économiques entre les deux pays. Bikdeli a présenté la coopération bilatérale comme étant en progression.
Aucun détail précis n’a toutefois été communiqué sur les secteurs ciblés lors de cette rencontre, la valeur des échanges envisagés, d’éventuels investissements ou la conclusion de nouveaux contrats.
Cette prudence est importante : l’annonce d’une volonté de « développer la coopération économique » ne signifie pas, à elle seule, qu’un nouvel accord commercial ou un projet d’investissement a été conclu.
Les relations économiques entre l’Iran et l’Afghanistan reposent déjà sur plusieurs canaux, notamment le commerce transfrontalier, l’approvisionnement en marchandises et les échanges liés aux infrastructures et à l’énergie. L’Iran constitue pour l’Afghanistan l’un des principaux axes commerciaux vers les marchés régionaux, tandis que les entreprises iraniennes disposent d’un accès à un marché afghan voisin.
Des discussions récentes entre responsables iraniens et afghans montrent d’ailleurs que les deux parties cherchent à élargir cette coopération à plusieurs secteurs. Des responsables afghans et iraniens ont notamment évoqué le pétrole, l’électricité, les engrais, l’agriculture, les semences améliorées et l’élevage. oai_citation:0‡Pajhwok Afghan News
Pour Téhéran, le développement de ces relations peut offrir de nouveaux débouchés commerciaux et renforcer sa présence économique dans un pays voisin. Pour Kaboul, l’élargissement des échanges peut contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement, à faciliter l’accès aux marchés régionaux et à attirer davantage d’investissements.
Mais le véritable enjeu se situe désormais dans la transformation des discussions en engagements mesurables. Des contrats signés, des investissements effectivement réalisés, une hausse documentée des échanges ou le lancement de projets précis permettraient de mesurer la portée réelle de cette dynamique.
La rencontre avec les commerçants intervient ainsi dans un contexte où les relations économiques occupent une place importante dans les rapports entre l’Iran et les autorités talibanes. Cette coopération économique évolue parallèlement aux questions migratoires, frontalières et politiques qui continuent de peser sur les relations entre les deux pays.
Pour les entreprises et les commerçants afghans, l’intérêt d’un rapprochement économique dépendra notamment de la stabilité des échanges, des conditions de paiement, de la circulation des marchandises et de la capacité des deux parties à transformer leurs annonces en mécanismes commerciaux durables.
À ce stade, la rencontre constitue donc davantage un signal de volonté politique et commerciale qu’un résultat économique concret. La publication de chiffres, de contrats ou de projets précis sera déterminante pour mesurer ce que cette nouvelle phase de dialogue peut réellement produire.


















