Le président américain Donald Trump affirme que l’Iran a directement contacté son administration pour rechercher un accord avec Washington, alors qu’aucune confirmation officielle de Téhéran n’est venue étayer cette affirmation. Trump a parallèlement déclaré espérer que la guerre contre l’Iran soit bientôt terminée.
À son arrivée en Caroline du Nord jeudi 17 septembre, Trump a déclaré aux journalistes qu’il espérait que les États-Unis se trouvaient « vers la fin de la guerre ». Interrogé sur l’Iran, il a ajouté que les dirigeants iraniens « veulent parvenir à un accord ».
Lorsque les journalistes lui ont demandé si le contact iranien avait été établi directement ou par l’intermédiaire de médiateurs, Trump a répondu qu’il avait été « direct », sans fournir davantage de détails. Reuters rapporte également que Trump a réaffirmé son espoir de voir le conflit toucher à sa fin. oai_citation:0‡Reuters
Cette déclaration intervient alors que la position publique iranienne reste plus prudente. Le 15 septembre, Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, avait déclaré qu’aucune négociation avec les États-Unis n’aurait lieu tant que les conditions de Téhéran ne seraient pas satisfaites. oai_citation:1‡Tasnim News
L’écart entre les deux déclarations est important. Du côté américain, Trump présente l’Iran comme souhaitant parvenir à un accord. Du côté iranien, les déclarations publiques disponibles mettent plutôt l’accent sur les conditions préalables à toute négociation. À ce stade, il n’existe donc pas de confirmation publique permettant d’établir qu’un processus officiel de négociation directe a commencé.
Quelques heures plus tard, lors d’un rassemblement à Gastonia, en Caroline du Nord, Trump a de nouveau déclaré s’attendre à une fin prochaine de la guerre et a évoqué la possibilité d’une « très bonne fin » au conflit. Il a également suggéré qu’une issue pourrait intervenir après les élections américaines de mi-mandat de novembre, tout en laissant ouverte la possibilité d’une conclusion plus rapide. oai_citation:2‡Reuters
Le président américain a par ailleurs réaffirmé que l’un des objectifs de Washington était d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Il a aussi évoqué la hausse du prix de l’essence aux États-Unis, affirmant que son coût restait limité par rapport aux objectifs poursuivis par son administration en Iran, et estimant que les prix de l’énergie pourraient diminuer après la fin du conflit.
En parallèle, Reuters rapporte que Trump devrait rencontrer la semaine prochaine à New York des dirigeants ou ministres des Affaires étrangères des six pays du Conseil de coopération du Golfe — Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Koweït et Oman — en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Les discussions devraient notamment porter sur la prochaine phase du conflit et sur les préparatifs concernant l’après-guerre. oai_citation:3‡Reuters
Cette réunion intervient alors que les États du Golfe sont directement exposés aux conséquences militaires et économiques de la guerre. Les perturbations liées au conflit ont notamment affecté les flux énergétiques et contribué à la hausse des prix du pétrole et du gaz, faisant de l’énergie un enjeu important pour les économies régionales comme pour la politique intérieure américaine. oai_citation:4‡Reuters
Le vice-président américain JD Vance avait auparavant déclaré que le conflit pourrait entrer dans une phase « très différente » dans les mois à venir, sans préciser si cela signifiait une réduction des combats, une nouvelle escalade militaire ou une évolution vers un accord politique.
Le principal point d’interrogation reste donc le statut réel du contact évoqué par Donald Trump. Une prise de contact, même directe, ne constitue pas à elle seule l’ouverture de négociations formelles et encore moins la conclusion d’un accord. Tant que Téhéran ne confirme pas publiquement ces échanges et que les deux parties ne présentent pas un cadre de négociation identifiable, leur portée exacte demeure incertaine.
Si un processus diplomatique devait réellement s’ouvrir, plusieurs dossiers seraient immédiatement au centre des discussions : le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines, la sécurité du détroit d’Ormuz et les conditions permettant de mettre fin durablement aux hostilités.
L’enjeu des prochaines étapes sera donc moins de savoir si Washington souhaite parler à Téhéran que de déterminer si le contact évoqué par Trump peut déboucher sur un mécanisme de négociation accepté par les deux parties. Pour l’instant, les déclarations américaines signalent une possible ouverture, tandis que les positions publiques iraniennes continuent de poser des conditions à toute négociation.


















