Le représentant adjoint de l’Iran auprès des Nations unies a rejeté les accusations américaines selon lesquelles Téhéran utiliserait ses vols commerciaux pour transférer des forces ou du matériel militaire vers le Yémen.
Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations unies et au président en exercice du Conseil de sécurité, Gholamhossein Darzi a également rejeté les accusations américaines concernant le rôle de l’Iran dans l’instabilité au Yémen et l’utilisation de vols iraniens à destination de Sanaa à des fins militaires.
Selon le responsable iranien, les vols à destination de Sanaa sont effectués pour des raisons « humanitaires », notamment en raison des conséquences humaines des restrictions imposées depuis longtemps à l’aéroport international de la capitale yéménite.
Cette prise de position intervient alors que le différend entre l’Iran et le gouvernement yéménite concernant les vols reliant Téhéran à Sanaa se poursuit.
Il y a environ un mois, le gouvernement yéménite basé à Aden, soutenu par l’Arabie saoudite, a ciblé l’aéroport international de Sanaa afin d’empêcher l’atterrissage d’un avion de la compagnie iranienne Mahan Air.
Le gouvernement yéménite considère les vols iraniens vers Sanaa comme une violation de son espace aérien. Les Houthis, alliés de l’Iran et contrôlant Sanaa, qualifient pour leur part les restrictions aériennes imposées à la capitale de mesures illégales.
L’Iran et les Houthis ont affirmé que les vols iraniens vers Sanaa se poursuivraient.
Dans sa lettre aux Nations unies, Téhéran insiste sur le caractère humanitaire de ces liaisons et nie catégoriquement l’utilisation de ses vols commerciaux pour transporter des forces ou des équipements militaires.
Toutefois, le désaccord sur la nature et les objectifs de ces vols se poursuit dans un contexte marqué par le conflit entre les Houthis et le gouvernement basé à Aden, ainsi que par les tensions régionales plus larges entre l’Iran et ses adversaires.
La controverse autour des liaisons aériennes avec Sanaa constitue ainsi un nouvel élément de tension entre les différentes parties impliquées dans le conflit yéménite et leurs soutiens régionaux.


















